Baptisée 'EBO-PEP', cette étude vise à déterminer si l’obeldesivir, un médicament antiviral développé par la société américaine Gilead Sciences, peut empêcher les personnes ayant été en contact avec des malades confirmés d’Ebola de développer la maladie. Le traitement est administré par voie orale.
L’essai est mené dans la province de l’Ituri, principal foyer de l’épidémie, en collaboration avec les autorités sanitaires congolaises et plusieurs partenaires internationaux. Il concerne environ 1 000 personnes âgées de 12 ans et plus, ayant été exposées à un cas confirmé dans les cinq jours précédant leur inclusion, mais ne présentant pas encore de symptômes.
Les participants seront suivis quotidiennement pendant 21 jours, avec une évaluation finale prévue après 42 jours, afin d’observer si le médicament réduit le risque d’infection ou de développement de la maladie.
Selon l’OMS, l’obeldesivir a montré des résultats encourageants lors d’études précliniques, notamment contre certains virus appartenant à la famille des filovirus, qui comprend le virus Ebola. L’organisation espère que cet essai permettra d’identifier un outil supplémentaire pour protéger les personnes fortement exposées.
« Chaque grande avancée commence par un espoir », a notamment indiqué le directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, soulignant également que cette recherche pourrait représenter une étape importante dans la prévention des infections.
À ce jour, il n’existe aucun vaccin ni traitement spécifiquement homologué contre Ebola de type Bundibugyo, contrairement à d’autres souches du virus Ebola pour lesquelles des solutions médicales ont déjà été développées.
L’épidémie actuelle, officiellement déclarée le 15 mai 2026 après l’apparition de plusieurs cas dans la province de l’Ituri, s’est ensuite étendue à d’autres zones de la RDC ainsi qu’à l’Ouganda.
Selon les dernières données disponibles, la RDC a dépassé le seuil de 2.000 confirmés pour atteindre 2.011 cas, dont 754 décès liés à cette flambée épidémique.
L’OMS estime toutefois que l’ampleur réelle de la crise pourrait être plus importante que les chiffres officiels, en raison notamment des difficultés de surveillance dans certaines zones touchées. Des experts avancent que le nombre réel de cas pourrait être deux à quatre fois supérieur aux données actuellement rapportées.
Face à cette situation, les autorités sanitaires congolaises, l’OMS et leurs partenaires intensifient les efforts de surveillance, de prise en charge des patients et de recherche médicale afin de mieux contrôler cette épidémie.



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