Dans sa décision, le juge Emmanuel Baguma, de la division criminelle de la Haute Cour, a estimé que la demande de la défense était « infondée » et constituait un abus de procédure destiné à retarder l’examen de l’affaire principale. La cour a donc ordonné la poursuite de la procédure judiciaire.

Dr Kizza Besigye et Hajji Obeid Lutale avaient demandé l’arrêt définitif des poursuites, affirmant que leurs droits fondamentaux avaient été violés au cours de la procédure. Ils avaient notamment contesté les conditions de leur arrestation et de leur détention, ainsi que le respect de leurs garanties constitutionnelles.

L’affaire remonte au 16 novembre 2024, lorsque Kizza Besigye et Hajji Obeid Lutale ont été arrêtés à Nairobi, au Kenya, où ils se trouvaient pour assister à un événement. Selon leurs avocats, les deux hommes auraient été emmenés de force avant de réapparaître quelques jours plus tard devant une juridiction militaire à Kampala, en Ouganda, le 20 novembre. Les autorités ougandaises ont affirmé qu’ils avaient été arrêtés dans le cadre d’une enquête liée à des accusations de sécurité.

Les deux hommes sont accusés, aux côtés du capitaine Denis Oola des Forces de défense du peuple ougandais (UPDF), d’avoir participé à un complot visant à renverser le gouvernement. Toutefois, ils rejettent ces accusations.

Kizza Besigye, ancien médecin personnel du président Yoweri Museveni, est une figure majeure de l’opposition ougandaise. Candidat face à Museveni à plusieurs reprises, il est depuis des années l’un des plus grands critiques du chef de l’État ougandais.

La Haute Cour ougandaise a rejeté la requête introduite par l’opposant historique Dr Kizza Besigye et son coaccusé Hajji Obeid Lutale, qui demandaient l’arrêt des poursuites engagées contre eux pour trahison