Ces députés européens ont souligné que le rôle de la communauté internationale est de soutenir les institutions démocratiques, et non de s'ingérer dans celles-ci, a-t-il indiqué dans un communiqué.

Ils ont appelé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et la haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, à rejeter catégoriquement toute tentative politique, diplomatique, économique ou rhétorique d'ingérence dans le processus démocratique colombien.

Selon le communiqué, les récentes déclarations du président américain Donald Trump, dans lesquelles il a exprimé son soutien inconditionnel à Abelardo de la Espriella, un candidat possédant la double nationalité colombienne et américaine, et a diffamé son rival, Ivan Cepeda, ont eu un impact négatif et ont violé les principes fondamentaux du droit international.

"Les principes d'autodétermination, de souveraineté nationale et de non-ingérence sont des piliers du droit international et doivent être respectés sans exception", ont indiqué les parlementaires, ajoutant que ces principes s'appliquaient à tous les pays, quelle que soit leur orientation politique ou leur importance stratégique.

Ils ont également souligné que la Colombie se trouvait à une étape cruciale de la mise en œuvre de son accord de paix avec l'ancienne guérilla des FARC, un processus de réconciliation qui, selon eux, ne devrait pas être compromis par la situation politique des relations entre la Colombie et les Etats-Unis.

"Toute tentative extérieure d'influencer l'issue de son élection risque de déstabiliser davantage un contexte déjà fragile", ont-ils affirmé. 

Le ministère colombien des Affaires étrangères a déclaré jeudi qu'un groupe de parlementaires européens avait formellement rejeté ce qu'ils ont qualifié d'ingérence du gouvernement américain dans l'élection présidentielle du pays