Âgé de 70 ans, l’ancien candidat à la présidentielle a été évacué après avoir perdu connaissance alors qu’il se trouvait dans le box des accusés, l’incident ayant entraîné la suspension de l’audience consacrée à son procès.

Besigye est poursuivi pour trahison, une accusation qu’il rejette avec ses avocats et ses partisans, qui dénoncent un dossier politiquement motivé. Il est détenu depuis novembre 2024, après son arrestation au Kenya avec son collaborateur Obeid Lutale, avant leur transfert en Ouganda.

Le procès de l’opposant, ancien allié devenu critique du président ougandais Yoweri Museveni, suscite de nombreuses réactions au sein de l’opposition et auprès d’organisations de défense des droits humains. Ses soutiens affirment que son état de santé s’est dégradé pendant sa détention et demandent qu’il puisse bénéficier de soins appropriés.

Kizza Besigye, qui a déjà affronté Museveni lors de quatre élections présidentielles, est l’une des principales figures de l’opposition ougandaise depuis plusieurs décennies. Il avait notamment été candidat à la présidentielle de 2021 et a longtemps dirigé le combat politique contre le pouvoir en place.

Son affaire intervient dans un contexte de tensions politiques persistantes en Ouganda, marqué par des accusations de répression contre les figures de l’opposition. Le gouvernement ougandais rejette toutefois ces accusations et affirme que les poursuites judiciaires contre Besigye relèvent du droit commun.

Après son évacuation du tribunal, Winnie Byanyima, son épouse et directrice exécutive de l’ONUSIDA, a indiqué qu’il avait été admis en soins intensifs à l’hôpital national de référence de Mulago à Kampala et qu’il était inconscient.

L’opposant ougandais Kizza Besigye s’est effondré lors d’une audience devant la Haute Cour de Kampala