Selon une communication de l’Agence nigérienne de presse (ANP) ce mercredi, les opérations de sécurisation ont permis de récupérer 34 véhicules militaires, des véhicules blindés, plusieurs dizaines de motos, ainsi qu’un important stock d’armes, de munitions et de moyens de communication, le matériel étant attribué aux éléments de la Brigade spéciale de reconnaissance du Commandement des opérations spéciales (BSR/COS) impliqués dans la mutinerie.

La crise a éclaté dans la nuit du 28 au 29 août, après la mutinerie d’éléments du BSR/COS à la base aérienne 101, située dans l’enceinte de l’aéroport international Diori-Hamani de Niamey, où des militaires auraient été retenus, tandis que des affrontements étaient signalés autour de plusieurs points stratégiques de la capitale.

Les mutins auraient tenté de s’emparer d’autres infrastructures stratégiques de Niamey, tandis que des tirs étaient entendus dans plusieurs quartiers, avant que les forces loyales aux autorités ne reprennent le contrôle des lieux après plusieurs heures d’affrontements.

Le soulèvement intervient dans un contexte sécuritaire difficile pour le régime du général Abdourahamane Tiani, confronté depuis son arrivée au pouvoir en juillet 2023 à la persistance des attaques jihadistes dans plusieurs régions du Niger.

Selon plusieurs sources, les forces nigériennes loyales auraient bénéficié du soutien de membres de l’Africa Corps russe, déjà présents à Niamey, leur intervention ayant contribué à permettre la reprise de la base 101.

L’Algérie a également manifesté son soutien aux autorités nigériennes, alors que des avions militaires algériens ont été déployés à Niamey après les événements, sans toutefois participer aux combats.

Une importante quantité de matériel militaire a été découverte par les Forces de défense et de sécurité (FDS) nigériennes après la reprise du contrôle de la base 101 de Niamey, au terme d'une mutinerie qui a secoué la capitale