Ce déplacement intervient après celui effectué les 22 et 23 juin 2026, au cours duquel le chef de l’État burundais avait été reçu par son homologue congolais, Félix Tshisekedi. Les deux dirigeants avaient notamment « échangé sur la situation sécuritaire dans l’est de la RDC ainsi que sur la coopération bilatérale ».

Selon la présidence burundaise, Ndayishimiye s’est rendu à Kinshasa à l’invitation du président Félix Tshisekedi, sans toutefois communiquer le programme détaillé de cette nouvelle visite.

Cette visite intervient dans un contexte marqué par le renforcement de la coopération militaire entre Gitega et Kinshasa, notamment dans le cadre du conflit qui oppose les forces gouvernementales congolaises à l’AFC/M23 dans l’est de la RDC.

Les forces burundaises opèrent aux côtés des FARDC, de groupes Wazalendo, ainsi que d’autres forces et groupes armés alliés à Kinshasa. Leur présence étant particulièrement signalée dans la province du Sud-Kivu.

Par ailleurs, de nombreux raids aériens, via des attaques de drones, menés par ces forces coalisées contre les populations civiles à Minembwe et dans d’autres localités sont régulièrement dénoncés, parallèlement aux affrontements avec l’AFC/M23 et le MRDP-Twirwaneho.

Des mouvements militaires avant la visite présidentielle

Le déplacement de Ndayishimiye à Kinshasa intervient également quelques jours après celui du chef d’état-major général des Forces de défense nationale du Burundi, le général Prime Niyongabo.

Le général Niyongabo, accompagné de six autres hauts responsables militaires burundais, s’était rendu à Kinshasa les 6 et 7 août 2026, les informations rapportées ayant fait état de rencontres avec des responsables des forces armées congolaises « afin de discuter de la coopération militaire entre les deux pays ».

Toutefois, diverses sources font état de la préparation de nouvelles opérations militaires qui seraient menées dans la région de Minembwe.

Le 16 août, le commandant adjoint des forces terrestres burundaises, le général-major Élie Ndizigiye, alias Muzinga, aurait rejoint Fizi, où il aurait rencontré le général de brigade Fabien Dunia Kashindi, commandant de la 33ᵉ région militaire des FARDC, pour des discussions liées à ces opérations militaires.

Des informations font état d’un renforcement des effectifs et des équipements militaires burundais et congolais dans cette zone, où ces forces seraient également engagées dans des opérations contre des positions attribuées à l’AFC/M23 dans les territoires de Kalehe et de Walungu.

Évariste Ndayishimiye est actuellement à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), moins de deux mois après une précédente visite dans le pays