L’accusation figure dans un document transmis lundi à un tribunal fédéral de Floride, en réponse à une demande de l’UEFA concernant la divulgation de documents liés à un projet commercial controversé de la FIFA.

Au cœur du différend se trouve le projet FIFA Forward Enterprise (FFE), présenté par Infantino avant d’être abandonné en juillet après de fortes réactions au sein du football mondial.

Le projet prévoyait la création d’une entité chargée de commercialiser une partie des droits futurs de la FIFA, notamment ceux liés à la Coupe du monde, avec l’objectif de lever plusieurs milliards de dollars auprès d’investisseurs privés.

L’UEFA, qui a engagé une procédure aux États-Unis afin d’obtenir des documents relatifs à ce projet, affirme vouloir utiliser ces éléments dans le cadre d’une éventuelle plainte pour mauvaise gestion financière contre Infantino en Suisse.

L’instance européenne estime notamment que le projet aurait sous-évalué les actifs de la FIFA et que le président de l’organisation aurait pu en tirer un avantage personnel.

La FIFA rejette ces accusations. Dans sa réponse au tribunal, ses avocats soutiennent que l’UEFA présente de manière erronée les objectifs et la valeur du projet FFE et affirment qu’Infantino n’avait aucun intérêt financier personnel dans l’opération.

La FIFA estime également que la demande de documents de l’UEFA n’est pas justifiée et vise à exercer une pression sur son président.

L’instance mondiale affirme en outre que le projet aurait dû être soumis à l’approbation de ses organes compétents et que sa valeur globale dépassait largement celle avancée par l’UEFA. Le projet a finalement été abandonné après une forte opposition de plusieurs confédérations.

La procédure judiciaire intervient alors qu’Infantino prépare sa candidature à un quatrième et dernier mandat, après avoir annoncé officiellement en mai 2026 qu’il briguerait sa réélection. Le scrutin doit se tenir en mars 2027 au Maroc, tandis que la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 18 novembre 2026.

Dans son document judiciaire, la FIFA estime que le calendrier choisi par l’UEFA pour engager cette procédure pourrait avoir une incidence sur le processus électoral. L’instance affirme ainsi que les démarches judiciaires et les accusations formulées contre Infantino risquent d’influencer la campagne présidentielle.

La FIFA accuse l’UEFA de mener une campagne visant à harceler son président Gianni Infantino et à influencer l’élection à la présidence de l’instance