Lors d’une session tenue ce 4 août 2026, des acteurs de l’industrie créative, dont des artistes et des investisseurs, ont discuté du rôle que peut jouer ce secteur dans la lutte contre les comportements nuisibles au sein de la société.
Prenant la parole, le musicien Jean Paul Hagenimana, connu sous le nom de « Bushali », a partagé son expérience personnelle de lutte contre la dépendance aux drogues, expliquant que cette période difficile, qui l’avait conduit en prison, lui avait toutefois permis de réfléchir profondément sur sa vie et sur son rôle dans la société.
« Cette expérience est devenue une occasion de changement et de réflexion », a-t-il expliqué, appelant les jeunes à éviter les substances qui peuvent compromettre leur avenir.
Après sa libération, Bushali a déclaré avoir été encouragé par les progrès réalisés par le Rwanda, notamment le développement des infrastructures qui offrent aujourd’hui davantage d’opportunités aux artistes.
Selon lui, les jeunes doivent plutôt utiliser leur énergie pour soutenir le développement du pays et construire un avenir meilleur.
« En tant que jeunes, nous devons nous concentrer sur des actions positives, nous soutenir mutuellement et grandir avec le développement de notre pays », a-t-il déclaré.
La disc-jockey Grace Divine Iradukunda, connue sous le nom de DJ Ira, a également appelé les jeunes à ne pas associer la créativité artistique à la consommation de drogues.
Elle a rejeté l’idée selon laquelle les artistes auraient besoin de substances illicites pour « s’inspirer » et produire de bonnes œuvres, estimant que ces pratiques peuvent, au contraire, détruire les talents et les valeurs personnelles.
DJ Ira a encouragé les jeunes à accompagner leurs amis confrontés à la dépendance plutôt que de se laisser influencer.
« Nous devons être ceux qui encouragent nos amis à abandonner les drogues, et non ceux qui les laissent nous convaincre d’en consommer », a-t-elle déclaré.
Le ministre Dr Nsanzimana alerte sur des dommages irréversibles
De son côté, le ministre de la Santé, Dr Sabin Nsanzimana, a mis en garde contre les conséquences de la consommation de boissons alcoolisées de mauvaise qualité, affirmant que certains dommages causés au corps peuvent être irréversibles.
Cette déclaration intervient alors que le Rwanda mène une campagne nationale contre les boissons alcoolisées illicites. Les autorités ont déjà ordonné la fermeture d’environ 136 fabricants de boissons non conformes après plusieurs cas d’intoxication enregistrés dans le pays.
« Notre corps est un patrimoine précieux que nous conservons de la naissance jusqu’à la vieillesse. Comme il n’existe pas de pièces de rechange pour ses différentes composantes, nous devons adopter des comportements responsables pour en prendre soin », a déclaré le ministre, rappelant que les choix alimentaires et les substances consommées ont un impact direct sur la santé.
« Les choix que nous faisons pour notre corps ont des répercussions directes sur notre santé : une bonne alimentation et des habitudes saines produisent des effets positifs, tandis que les substances nuisibles peuvent provoquer des conséquences néfastes », a-t-il ajouté.
Selon les autorités sanitaires, les boissons alcoolisées contaminées ont causé plus de 50 décès au cours des sept derniers mois, tandis que plus de 100 personnes ont perdu la vue à la suite de leur consommation. Par ailleurs, plus de 11 000 cas de dépendance sont encore recensés.
Face à cette situation, le gouvernement poursuit ses actions visant à retirer les produits dangereux du marché tout en renforçant la sensibilisation.





















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