Cette attaque effroyable, qui aurait fait au moins 11 morts, rappelle une fois de plus le lourd tribut que la violence des gangs continue de faire payer aux Haïtiens vivant dans des zones sous le contrôle ou l'influence de gangs armés, a déclaré Stéphane Dujarric, le porte-parole.

L'incident a également mis en évidence l'urgence de renforcer les efforts en matière de sécurité en Haïti, notamment par le déploiement complet de la Force de répression des gangs (FRG), ainsi que la nécessité d'améliorer les efforts visant à s'attaquer aux causes profondes de la violence et de l'instabilité dans le pays, a déclaré le porte-parole lors d'un point presse régulier.

Plus de 3.000 personnes ont été tuées en Haïti entre janvier et juin, a-t-il précisé, citant des données du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'Homme.

"Avec nos partenaires, nous continuons de fournir de la nourriture, des soins de santé, un soutien psychosocial et une aide financière d'urgence. Cependant, les besoins humanitaires continuent de dépasser les ressources disponibles", a fait savoir le porte-parole.

Le plan d'intervention humanitaire pour Haïti, qui nécessite 880 millions de dollars pour venir en aide à 4,2 millions de personnes, n'est encore financé qu'à moins de la moitié alors qu'il reste seulement trois mois dans l'année, a indiqué M. Dujarric.

Le porte-parole a déclaré mardi que le secrétaire général s'était félicité de l'adoption de la résolution 2829 du Conseil de sécurité, qui prolonge de six mois le mandat de la FRG en Haïti.

Le secrétaire général a appelé les Etats membres à tirer parti de cette dynamique en œuvrant sans relâche pour assurer le déploiement en temps voulu du personnel restant, afin que la force puisse s'acquitter pleinement de son mandat important, a déclaré M. Dujarric. 

Cette attaque effroyable, qui aurait fait au moins 11 morts, rappelle une fois de plus le lourd tribut que la violence des gangs continue de faire payer aux Haïtiens