Dans son discours, le chef de l’État rwandais a rendu hommage aux survivants du génocide, soulignant que leur témoignage demeure au cœur du travail de mémoire. Évoquant notamment l’intervention de la rescapée Jeanne Uwimbabazi, il a rappelé que les survivants constituent des « mémoriaux vivants », porteurs à la fois des cicatrices visibles et des blessures profondes laissées par cette tragédie.
Kagame a également insisté sur l’importance du nouveau mémorial, qu’il a présenté comme un symbole destiné à préserver la vérité historique et à transmettre la mémoire des victimes aux générations futures, notant que ce monument témoigne du respect dû à la dignité du peuple rwandais et à son histoire.
Le Président rwandais a remercié la Ville de Paris ainsi que ses responsables actuels et passés pour avoir rendu possible l’édification de ce mémorial dans un lieu emblématique de la capitale française. Il a souligné que la reconnaissance des responsabilités historiques exige du courage politique et un profond sens de l’humanité.
À ce titre, Kagame a salué la démarche engagée par Emmanuel Macron, rappelant qu’en 2021, lors de sa visite à Kigali, le président français avait reconnu que la France n’avait pas su empêcher le génocide alors qu’elle disposait des moyens d’agir. Il a estimé que cette reconnaissance de la vérité constituait une étape essentielle dans le rapprochement entre les deux pays.
Le chef de l’État a également rendu hommage à l’ancien président français Nicolas Sarkozy, dont la visite historique au Rwanda en 2010 avait marqué une première étape importante dans la reconnaissance des erreurs commises par la France. Il a par ailleurs salué le travail de journalistes, chercheurs et militants français qui ont contribué à faire émerger la vérité sur les événements de 1994.
Tout en rappelant que le génocide contre les Tutsi était prévisible et que plusieurs acteurs internationaux n’avaient pas agi pour l’empêcher, Kagame a estimé que la France était allée plus loin que d’autres pays dans la reconnaissance de son rôle. Il a néanmoins reconnu que certaines divergences d’interprétation persistent encore aujourd’hui, notamment parmi les survivants et les défenseurs de la mémoire du génocide.
Le Président Kagame a également salué les efforts déployés par les autorités françaises pour poursuivre en justice des personnes accusées de participation au génocide vivant sur le territoire français et pour lutter contre le négationnisme.
Revenant sur la responsabilité première du génocide, il a affirmé que celle-ci incombe avant tout à la société rwandaise elle-même. Selon lui, cette prise de conscience a permis au Rwanda de se reconstruire, de tirer les leçons de son passé et de développer ses propres solutions pour bâtir une société plus unie et plus résiliente.
Le Président Kagame a par ailleurs réaffirmé la détermination du Rwanda à préserver la mémoire du génocide contre les Tutsi et à empêcher qu’une telle tragédie ne se reproduise.
Il a également exprimé sa reconnaissance envers Emmanuel Macron pour son engagement en faveur de la vérité historique, estimant que le travail accompli conjointement par la France et le Rwanda contribuera à renforcer la paix, la compréhension mutuelle et la transmission de la mémoire aux générations futures.







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