Ces déclarations font suite aux félicitations adressées au Président Paul Kagame par les deux dirigeants après la conclusion d’un accord de dix ans prévoyant l’organisation de cette compétition au Rwanda à partir du début des années 2030.
« Nous nous réjouissons à l’idée de travailler avec vous et tous ceux qui partagent cette vision afin de faire de ce Grand Prix un événement véritablement africain à tous égards et de porter le sport automobile vers de nouveaux sommets sur notre continent », a déclaré le chef de l’État dans un message publié sur le réseau social X ce jeudi.
« Il s’agit d’une étape importante pour le Rwanda et pour l’Afrique, et nous nous réjouissons à l’idée de travailler avec vous ainsi qu’avec nos frères et sœurs africains afin de faire du Grand Prix d’Afrique un succès pour l’ensemble du continent », a-t-il ajouté.
L’accord, conclu pour une durée de dix ans, prévoit l’organisation du Grand Prix d’Afrique de Formule 1 au Rwanda, marquant le retour de cette discipline sur le continent africain pour la première fois depuis 1993.
La compétition sera associée à la marque touristique Visit Rwanda et devrait renforcer la visibilité du continent sur la scène mondiale du sport automobile.
Dans son message, Cyril Ramaphosa a félicité le Président Kagame, le gouvernement et le peuple rwandais pour l’accord sur l’organisation du Grand Prix d’Afrique de Formule 1, estimant qu’il témoigne des capacités du Rwanda et du continent africain.
« L’Afrique du Sud partage la fierté du Rwanda, qui se prépare à faire flotter haut les couleurs de notre continent en accueillant un événement de renommée mondiale sur le circuit prévu à Bugesera, à partir du début des années 2030 », a-t-il écrit sur X ce jeudi, assurant que son pays était disposé à apporter son soutien au Rwanda dans la préparation de la compétition.
« Le Grand Prix d’Afrique de Formule 1 vient enrichir le prestigieux palmarès des grands événements internationaux accueillis par le Rwanda », a-t-il ajouté.
Félicitant également le Président de la République, le chef de l’État zambien a assuré que son pays partage avec le Rwanda la fierté de cette étape historique.
« Cette réalisation historique témoigne de votre résilience, de votre vision et de votre travail acharné et intelligent », a-t-il affirmé.

La première édition se déroulera sur un circuit spécialement construit dans le district de Bugesera, à environ 40 kilomètres au sud de Kigali, à proximité du nouvel aéroport international de Kigali. La mise en service est attendue au début des années 2030, une fois les travaux achevés.
Selon les informations publiées par la Formule 1, le tracé envisagé s’étendra sur environ six kilomètres et comportera 17 virages. Conçu pour répondre aux normes de catégorie 1 de la Fédération internationale de l’automobile (FIA), il intégrera les dénivelés naturels du terrain, avec des variations d’altitude importantes destinées à rendre la course plus exigeante.
Le projet est piloté par le Rwanda Development Board (RDB) et s’inscrit dans un programme plus large associant sport, tourisme, infrastructures et développement commercial. Le site devrait également pouvoir accueillir d’autres activités en dehors des week-ends de course, notamment des événements de divertissement et des manifestations internationales.
L’objectif est de faire du Grand Prix un levier de développement économique, notamment grâce aux retombées attendues dans l’hôtellerie, la restauration, le tourisme et les services, ainsi qu’aux possibilités de création d’emplois et de formation dans les métiers liés au sport automobile.
Le retour de la Formule 1 en Afrique après plus de trois décennies
L’arrivée du Rwanda dans le calendrier de la Formule 1 marquera le retour du championnat sur le continent africain, absent depuis le Grand Prix d’Afrique du Sud de 1993. Le Maroc avait également accueilli une épreuve du championnat du monde en 1958, sur le circuit d’Aïn-Diab, près de Casablanca.
L’accord conclu pour dix ans prévoit l’intégration du Grand Prix d’Afrique de Formule 1, présenté par Visit Rwanda, au calendrier du championnat au début des années 2030. La date précise de la première course reste à déterminer en fonction de l’avancement du projet et de l’achèvement du circuit.
L’Afrique du Sud souhaite également retrouver sa place au calendrier, tandis que d’autres pays africains ont manifesté leur intérêt pour accueillir une course. Le choix du Rwanda représente ainsi une étape importante dans le retour de la discipline sur le continent.
Pour Kigali, l’enjeu dépasse l’organisation d’une compétition automobile. Comme l’a souligné le Président Kagame lors de l’annonce officielle du 13 octobre 2026, le Rwanda souhaite contribuer à faire évoluer la place de l’Afrique dans l’économie mondiale du sport, en développant des infrastructures et en favorisant des retombées économiques durables.
Le Président de la République a également indiqué que le Grand Prix devait ouvrir la voie à l’organisation d’autres courses sur le continent.






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