S’exprimant ce lundi 24 août 2026 lors d’une conférence de presse à Kigali au sujet d’un éventuel investissement du Rwanda dans cette infrastructure, le Président Paul Kagame a indiqué que les discussions se poursuivaient et qu’il était encore prématuré d’en révéler les détails.
« D’une certaine manière, c’est le cas. Mais il est encore trop tôt pour parler des détails, car je pense que le projet est toujours en cours d’élaboration. Les choses sont encore en réflexion », a-t-il déclaré.
« Mais ce que je peux dire, c’est que le Rwanda serait très heureux de faire partie de ce type d’investissement », a-t-il ajouté.
En effet, ce projet est porté par l’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote, qui chercherait à associer plusieurs pays d’Afrique de l’Est à cette importante infrastructure énergétique.
Selon les informations rapportées ces derniers jours, le Kenya, le Rwanda et l’Éthiopie figurent parmi les pays susceptibles de participer au projet, alors qu’une participation régionale cumulée de 30 % aurait été proposée.
Le Kenya pourrait à lui seul détenir une participation de 10 %, évaluée à environ 500 millions de dollars, tandis que l’ensemble des participations proposées aux pays de la région pourrait atteindre près de 1,5 milliard de dollars.
Pour le Rwanda, aucune indication n’a toutefois été donnée sur le montant qui pourrait être investi ou sur le pourcentage de participation envisagé.
La future raffinerie doit être construite à Lamu, sur la côte nord du Kenya. Sa capacité pourrait atteindre 700 000 barils de pétrole par jour, ce qui en ferait l’une des plus importantes installations de raffinage du continent africain.
Le coût de la raffinerie est estimé à environ 16 milliards de dollars, tandis que l’investissement global, incluant les infrastructures pétrochimiques et portuaires associées, pourrait atteindre 20 milliards de dollars.
L’ambition est de faire de cette infrastructure un important centre énergétique destiné à approvisionner les marchés du Kenya et d’autres pays de la région.
La construction d’une importante capacité de raffinage en Afrique de l’Est pourrait avoir des conséquences importantes sur le marché régional des produits pétroliers.
Actuellement, plusieurs pays de la région dépendent fortement des importations de carburants raffinés pour répondre à leurs besoins. La production locale à grande échelle pourrait ainsi contribuer à réduire la forte dépendance de plusieurs pays de la région aux importations de carburants raffinés et, par conséquent, à renforcer la sécurité énergétique régionale.
Pour le Rwanda, qui ne dispose pas d’un accès direct à la mer et importe l’essentiel de ses produits pétroliers, une éventuelle participation à un projet régional de cette envergure pourrait également présenter un intérêt stratégique.




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