Le chef de l’État s’exprimait ce vendredi lors d’une réunion du Bureau politique du Front patriotique rwandais (FPR-Inkotanyi), tenue au siège du parti à Rusororo, dans le district de Gasabo. La rencontre a réuni plus de 2 000 participants issus du parti, des institutions publiques, du secteur privé, de la jeunesse et d’autres organisations invitées.
Dans son intervention, Kagame a estimé que, dans les relations entre individus ou entre États, toute coopération doit être fondée sur un échange équilibré, où chaque partie apporte une contribution.
« Lorsque vous allez collaborer avec les autres, vous devez d’abord vous demander ce que vous avez à offrir, ce que vous mettez sur la table, afin que ce que l’autre apporte puisse aussi bénéficier aux deux parties », a-t-il déclaré.
Le Président de la République a en outre déploré ce qu’il considère comme une tendance historique, notamment en Afrique, consistant à attendre davantage des autres qu’à valoriser ses propres capacités.
« Nous donnons souvent l’impression de ne rien avoir à offrir dans nos échanges avec les autres. Nous avons tendance à attendre que ceux-ci apportent d’abord une contribution, avant de nous engager à notre tour », a-t-il affirmé.
Selon le Président, cette mentalité de dépendance constitue une mauvaise approche politique qui a longtemps limité le développement de certains pays africains.
« Nous nous sommes parfois placés dans une posture de dépendance, consistant à attendre l’intervention d’autrui plutôt qu’à rechercher nos propres solutions. Si des personnes acceptent de nous soutenir, il est important de comprendre les motivations qui les poussent à agir ainsi », s’est interrogé Kagame.
Il a ajouté que chaque pays et chaque peuple possède des ressources, des compétences et des capacités qui peuvent contribuer à son développement, estimant qu’attendre constamment une aide extérieure revient à renoncer à sa propre responsabilité.
Le Président Kagame a également rappelé que l’une des missions du FPR-Inkotanyi est de faire face aux défis du pays en recherchant des solutions plutôt qu’en se limitant aux plaintes.
« L’histoire du Rwanda, marquée par de nombreux défis, démontre que les progrès réalisés n’auraient pas été possibles sans une volonté nationale de se relever, d’agir par ses propres moyens et de construire son avenir », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que le progrès dépend de la volonté des citoyens et des institutions à agir par eux-mêmes.
Le chef de l’État a enfin adressé un message particulier à la jeunesse, l’appelant à commencer dès maintenant à travailler pour son avenir afin d’éviter les regrets liés aux opportunités manquées.
« Ne renoncez pas à votre propre capacité d’initiative. Il ne faut pas croire que la réussite, le développement ou la construction d’un avenir durable peuvent reposer uniquement sur l’action d’autrui à notre place », a-t-il lancé.




















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