Âgé de 75 ans, Olara Otunnu a été présenté par le gouvernement ougandais dans une lettre adressée aux présidents de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité des Nations unies. Il devient ainsi le candidat le plus âgé parmi ceux qui ambitionnent de prendre la direction de l’organisation internationale.
Olara Otunnu, qui dispose d’une longue expérience dans la diplomatie internationale, a occupé le poste de secrétaire général adjoint des Nations unies entre 1997 et 2005 et a été le représentant spécial du secrétaire général chargé des enfants et des conflits armés sous la direction de Kofi Annan.
Avant son parcours aux Nations unies, il a également représenté l’Ouganda auprès de l’ONU et a brièvement occupé le poste de ministre des Affaires étrangères de son pays. Il a ensuite dirigé le Congrès du peuple ougandais (UPC) et s’est présenté à l’élection présidentielle de 2011 face au président Yoweri Museveni.
Dans sa déclaration de candidature, Olara Otunnu a insisté sur « la nécessité de poursuivre les réformes institutionnelles des Nations unies et de renforcer la capacité de l’organisation à répondre aux grandes crises internationales », tout en mettant en avant la résolution des conflits, la gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle et une action climatique compatible avec le développement économique.
La future direction de l’ONU devra notamment faire face à plusieurs défis, notamment les conflits armés, les tensions géopolitiques croissantes et les appels à une réforme du fonctionnement de l’organisation.
Outre Olara Otunnu, six autres candidats sont actuellement engagés dans la course : le diplomate argentin Rafael Grossi, la Costaricienne Rebeca Grynspan, l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, l’ancien président sénégalais Macky Sall, l’Équatorienne María Fernanda Espinosa et la diplomate guyanaise Carolyn Rodrigues-Birkett.
Le choix du prochain secrétaire général reviendra au Conseil de sécurité, qui devra recommander un candidat à l’Assemblée générale des Nations unies. La décision finale dépendra notamment de l’accord des cinq membres permanents du Conseil de sécurité : les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni.




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