Le porte-parole de l’armée burundaise, le général de brigade Gaspard Baratuza, a apporté ces précisions ce 29 septembre 2026, lors d’une rencontre avec des représentants des institutions publiques, des journalistes et des citoyens.
Selon lui, les deux officiers avaient été déployés à Baraka dans le cadre de la mission militaire menée par le Burundi en collaboration avec les forces armées congolaises, conformément aux accords entre les deux pays.
Le général Baratuza a expliqué que les deux militaires avaient été arrêtés après s’être déplacés seuls, contrairement aux règles de l’armée. L’un d’eux se serait notamment rendu dans un camp militaire sans autorisation, avant d’être repéré et interpellé. Son collègue aurait ensuite été arrêté dans des circonstances similaires.
Leurs téléphones ont également été saisis et sont examinés dans le cadre de l’enquête afin de déterminer l’usage qui en a été fait. Le porte-parole burundais a toutefois indiqué que les autorités ne disposaient pas encore de tous les éléments permettant de clarifier leurs activités.
Les deux officiers avaient été arrêtés le 21 août, quelques jours après une frappe de drone contre l’hôtel Mwalu, à Fizi-Centre, dans la nuit du 18 au 19 août. L’attaque avait fait plusieurs blessés et causé des dégâts matériels.
Selon des informations rapportées après l’attaque, l’hôtel accueillait alors plusieurs responsables militaires congolais et burundais et aurait servi de lieu de réunion en préparation d’opérations prévues dans la région de Minembwe.
Nitunga et Kanjori avaient par la suite été soupçonnés d’avoir transmis des informations susceptibles d’avoir permis de localiser l’établissement ou d’identifier les responsables qui s’y trouvaient.
L’attaque avait été attribuée par le porte-parole de l’opération Sukola 2 Sud-Kivu, le lieutenant Reagan Mbuyi Kalonji, à l’AFC/M23, qui aurait utilisé des drones de type TB2.
Le général Baratuza a également démenti les informations selon lesquelles les deux officiers auraient été transférés à Kinshasa et remis à la DEMIAP, le renseignement militaire congolais. Il a assuré qu’ils se trouvaient toujours à Baraka, dans des bureaux militaires situés à proximité de ceux de l’armée burundaise.
Il a enfin précisé que l’armée burundaise ne leur avait pas donné instruction d’effectuer les activités qui leur sont reprochées et a refusé de fournir davantage de détails, invoquant « le caractère confidentiel de certaines informations liées à l’enquête ».



Chargement des commentaires...
Laisser un commentaire