Massoud Pezeshkian a affirmé que, malgré ces difficultés de communication, « sa présence constitue quoi qu'il en soit un atout majeur, qui permet de continuer ». Cette déclaration est la première reconnaissance publique par les autorités iraniennes des difficultés d'accès au guide suprême depuis son arrivée au pouvoir.

Mojtaba Khamenei, fils de l'ancien guide suprême Ali Khamenei, a pris la tête de la République islamique après la mort de son père lors des premières frappes menées contre l'Iran par Israël et les États-Unis au début de la guerre déclenchée le 28 février 2026. Depuis sa nomination en mars, il n'est plus apparu en public.

Selon les autorités iraniennes, le nouveau guide suprême a été blessé lors des frappes aériennes du 28 février 2026 visant le complexe de la direction iranienne à Téhéran, une attaque qui a coûté la vie à son père, l'ayatollah Ali Khamenei, ainsi qu'à son épouse et à plusieurs autres membres de sa famille.

Depuis lors, celui-ci ne s'exprime plus qu'au travers de communiqués officiels qui lui sont attribués, sans apparition télévisée ni intervention publique, ce qui entretient les spéculations sur son état de santé et sa capacité à exercer pleinement ses fonctions.

Avant cette déclaration de Massoud Pezeshkian, les responsables iraniens avaient systématiquement rejeté les interrogations sur l'absence prolongée de Mojtaba Khamenei.

Le ministre iranien des Affaires étrangères avait notamment assuré, en mars, qu'il n'existait « aucun problème » concernant le guide suprême, tout en expliquant que les conditions de sécurité exceptionnelles imposaient de limiter ses apparitions publiques.

Cette déclaration intervient alors que l'Iran reste confronté aux conséquences de la guerre avec Israël et les États-Unis. Parallèlement, Téhéran mène des discussions avec Oman concernant la gestion du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, tandis que la situation sécuritaire demeure très tendue au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezechkian a déploré le fait que la communication avec le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei est très "difficile en ce moment"