Évalué désormais à 16 milliards de dollars, contre 17 milliards initialement, le projet devrait être officiellement lancé en octobre 2026, avec des travaux de construction prévus pour durer moins de quatre ans.
Pour financer cette infrastructure, Dangote prévoit de recourir à une structure composée de 70 % de dette et de 30 % de fonds propres. Sur la base d’un coût de 16 milliards de dollars, les emprunts représenteraient environ 11,2 milliards de dollars, tandis que les investisseurs apporteraient près de 4,8 milliards de dollars.
« Le financement sera constitué de 30 % de fonds propres et le reste sous forme de dette. Nous n’avons aucun problème à mobiliser ces fonds », a-t-il déclaré dans une récente interview accordée à la BBC.
Cette structure est différente de celle utilisée pour la raffinerie construite par Dangote à Lagos, dont l’investissement s’est élevé à près de 20 milliards de dollars et qui a été financée selon une répartition beaucoup plus équilibrée entre dette et fonds propres.
Dangote estime que l’expérience acquise lors de la construction de l’installation nigériane permettra notamment de réduire les coûts et d'accélérer la réalisation du projet kényan.
Par ailleurs, la future installation, qui ne devrait pas se limiter au marché kényan, est destinée à fournir des produits pétroliers à plusieurs marchés d’Afrique de l’Est et au-delà, avec notamment l’Égypte citée parmi les marchés potentiels.
Avec une capacité de 700 000 barils par jour, le projet pourrait ainsi renforcer considérablement les capacités régionales de raffinage et réduire la dépendance de plusieurs pays aux importations de produits pétroliers raffinés.
Le choix de Lamu est également stratégique. Le site est lié au corridor LAPSSET, qui doit renforcer les connexions entre le port de Lamu et plusieurs marchés d’Afrique de l’Est, notamment les pays enclavés de la région.
Pour assurer la viabilité économique de l'installation, Dangote estime toutefois que le gouvernement kényan devra accompagner le projet, notamment en facilitant l’accès au terrain, en contribuant à la mobilisation des financements et en protégeant la production locale contre une concurrence jugée trop forte des produits importés.
L’homme d’affaires considère que ces conditions sont nécessaires pour permettre à la raffinerie de fonctionner de manière compétitive face aux produits pétroliers moins chers provenant de marchés étrangers.



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