La Commission a déclaré Hichilema président élu tôt ce mardi, après sa victoire nette face à son principal adversaire, Brian Mundubile, qui a recueilli environ 38 % des voix. Les autres candidats sont arrivés largement derrière les deux principaux prétendants.
Conformément au système électoral zambien, un candidat à la présidence doit obtenir plus de 50 % des suffrages exprimés pour être élu dès le premier tour. Un second tour n’est donc pas nécessaire lorsqu’un candidat atteint ce seuil.
Âgé de 64 ans, Hichilema s’est dit « profondément honoré par la confiance » qui lui a été accordée et a promis de poursuivre son action au service de l’ensemble des Zambiens, y compris ceux qui ont voté pour les candidats de l’opposition.
« Nous continuerons à travailler pour vous », a-t-il entre autres déclaré.
Par ailleurs, des centaines de partisans d’Hakainde Hichilema ont envahi les rues de Lusaka pour célébrer sa réélection.
L’élection a toutefois été marquée par des accusations d’irrégularités, Brian Mundubile ayant contesté les résultats et réclamé une enquête indépendante sur des divergences relevées lors du dépouillement.
La Commission électorale avait temporairement suspendu le décompte après des violences contre des agents électoraux et le vol de bulletins marqués, avant de reprendre les opérations plus tard dans la journée.
Le gouvernement avait par ailleurs accusé certains responsables de l’opposition d’être impliqués dans une tentative présumée d’insurrection armée, des accusations rejetées par Mundubile et son parti, le "National Reconciliation Party for Unity and Prosperity".
Onze personnes, dont des responsables de l’opposition, ont été arrêtées lors d’une opération menée peu après le scrutin.
Les observateurs internationaux ont pour leur part jugé le scrutin globalement pacifique, tout en soulignant des restrictions visant l’opposition, des difficultés d’accès aux médias et des conditions de campagne inégales ayant affecté l’équité du processus électoral.
La Zambie conserve néanmoins une tradition de transferts pacifiques du pouvoir depuis le retour au multipartisme en 1991, avec plusieurs alternances politiques réalisées par la voie des urnes.



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