La victime, Delphine Jubillar, une infirmière de 33 ans, avait disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à son domicile de Cagnac-les-Mines, dans le sud-ouest de la France. À l’époque, aucune trace d’effraction ni signe de départ volontaire n’avait été constaté, et très rapidement, l’enquête s’était orientée vers une piste criminelle.

Le lendemain matin, son mari, Cédric Jubillar, alerte les gendarmes vers 4h du matin, affirmant que son épouse s’est volatilisée après être sortie promener les chiens.

Malgré des recherches intensives menées pendant plusieurs semaines, aucun corps n’a jamais été retrouvé, faisant de cette disparition l’un des dossiers les plus énigmatiques de ces dernières années en France.

Au fil de l’enquête, Cédric Jubillar, mari de la disparue, devient le principal suspect. Il est mis en cause par les enquêteurs en raison notamment de tensions conjugales importantes et d’éléments jugés incompatibles avec ses déclarations.

Il est ensuite mis en examen et placé en détention provisoire, avant d’être jugé pour meurtre sur conjoint. À l’issue du procès, il est condamné en 2025 à 30 ans de réclusion criminelle, une décision qu’il a contestée en interjetant appel.

Alors que la procédure d’appel est toujours en cours, Cédric Jubillar aurait récemment reconnu sa culpabilité dans un courrier adressé à ses avocats.

Ces aveux, s’ils sont confirmés et versés au dossier judiciaire, constitueraient un tournant majeur dans une affaire marquée jusqu’ici par les dénégations constantes de l’accusé.

Le dossier Jubillar se distingue à plusieurs égards et continue de susciter de nombreuses interrogations dans le paysage judiciaire français.

D’abord, aucun corps de Delphine Jubillar n’a été retrouvé depuis sa disparition en 2020, ce qui rend l’établissement des faits particulièrement complexe. Ensuite, aucune scène de crime formellement identifiée n’a pu être mise en évidence par les enquêteurs, malgré les investigations approfondies menées sur le terrain et dans l’environnement familial.

Les dernières heures de Delphine Jubillar sont reconstituées à partir de données téléphoniques et de témoignages. Elle a été vue pour la dernière fois dans la soirée du 15 décembre 2020 à son domicile.

Des éléments évoqués durant l’enquête font état de bruits suspects entendus par des voisins, ainsi que d’une dispute familiale rapportée dans la soirée.

Dans les heures qui suivent, plus aucune activité certaine de la jeune femme n’est enregistrée.

En effet, l’affaire repose essentiellement sur un faisceau d’indices graves et concordants, retenus par l’accusation pour soutenir l’hypothèse de l’implication de son mari. Ce type de construction probatoire, en l’absence d’éléments matériels directs, confère au dossier une dimension rare.

Le suspect a indiqué qu’il fournirait des informations exactes sur les circonstances de ce drame et l’emplacement du corps, « afin d’offrir à la mère de ses deux enfants une sépulture digne ».

Cinq ans après la disparition de son épouse, Cédric Jubillar aurait reconnu être responsable de son meurtre