Cette procédure intervient après plusieurs opérations de désinformation attribuées à des réseaux prorusses qui ont ciblé, depuis juillet, trois personnalités considérées comme des candidats potentiels ou déclarés à la présidentielle française : Édouard Philippe, Gabriel Attal et Raphaël Glucksmann. Le parquet avait déjà annoncé début août s’être saisi des soupçons concernant ce dernier.
Édouard Philippe, président du parti Horizons et ancien Premier ministre, a été le premier des trois responsables à faire l'objet d'une campagne de désinformation. Fin juillet, des publications diffusées sur les réseaux sociaux l'accusaient notamment, à tort, de souffrir de problèmes neurologiques ou de démence. L'opération a été attribuée à Storm-1516, un réseau prorusse déjà documenté par les autorités françaises.
Selon les informations disponibles, cette campagne cherchait notamment à exploiter la question de la santé du candidat afin de jeter le doute sur sa capacité à exercer la fonction présidentielle. Les contenus ont été présentés comme une opération d'ingérence étrangère et non comme de simples rumeurs isolées.
Début août, Gabriel Attal, ancien Premier ministre et candidat déclaré à la présidentielle de 2027, a été la cible d’une campagne de désinformation ayant notamment diffusé de fausses vidéos et unes de journaux affirmant à tort qu’il souffrirait de la maladie de Parkinson.
Le service français VIGINUM, chargé de détecter et caractériser les ingérences numériques étrangères, a attribué cette campagne avec un « niveau de confiance élevé » au mode opératoire prorusse Matriochka, selon les informations rapportées.
Face à cette campagne, Gabriel Attal a déposé plainte le 7 août pour des faits présumés d'« ingérence étrangère » et de manipulation de l'information provenant de réseaux russes. Ses avocats ont dénoncé une opération visant directement sa candidature à la présidentielle.
Édouard Philippe et Gabriel Attal ne sont toutefois pas les seules personnalités politiques concernées, le candidat social-démocrate Raphaël Glucksmann ayant déjà été visé par une opération similaire.
Le parquet de Paris s’est saisi début août des soupçons d’ingérence russe visant Raphaël Glucksmann, qui a ensuite porté plainte le 12 août, les affaires concernant les trois hommes étant désormais examinées par la même section du parquet parisien.



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