Ces élections, organisées à mi-parcours du mandat présidentiel de quatre ans, concernent les 435 sièges de la Chambre des représentants et 35 des 100 sièges du Sénat. Les électeurs doivent également désigner les gouverneurs dans 36 États, ainsi que plusieurs responsables locaux.

L'enjeu principal est le contrôle des deux chambres du Congrès, actuellement dominées par les républicains, le parti de Donald Trump. À la Chambre des représentants, les républicains disposent d'une majorité de 218 sièges contre 214 pour les démocrates, avec un siège indépendant qui se rapproche du camp républicain et deux sièges vacants. Au Sénat, les républicains comptent 53 élus, contre 45 démocrates et deux indépendants qui siègent avec ces derniers.

Les démocrates espèrent reprendre le contrôle du Congrès afin de disposer d'un moyen de pression plus important sur l'administration Trump. Une majorité à la Chambre des représentants leur permettrait notamment de diriger les commissions parlementaires, de convoquer des auditions et d'ouvrir des enquêtes sur les décisions et les activités de l'administration présidentielle.

Au Sénat, une victoire démocrate leur donnerait également davantage de pouvoir sur l'examen des nominations présidentielles, notamment celles concernant les membres du gouvernement, les ambassadeurs et les juges fédéraux.

Les républicains, de leur côté, cherchent à conserver leur majorité dans les deux chambres pour permettre au président de poursuivre plus facilement son programme politique.

La situation économique au cœur des préoccupations

La situation économique figure parmi les principaux sujets susceptibles d'influencer le vote. La hausse des prix, les dépenses des ménages, l'emploi et les conséquences des politiques commerciales de l'administration Trump occupent une place importante dans les débats électoraux.

Selon Reuters, plus de 57 millions d'Américains avaient déjà voté par anticipation au lundi 2 novembre 2026, dépassant les quelque 46 millions enregistrés lors des élections de mi-mandat de 2022.

Le scrutin s'annonce également comme le plus coûteux de l'histoire américaine, l'organisation indépendante OpenSecrets estimant à environ 11,9 milliards de dollars les dépenses des candidats et des groupes extérieurs engagés dans la campagne.

La campagne a notamment été marquée par l'implication personnelle de Donald Trump, qui a multiplié les rassemblements pour soutenir les candidats républicains. Le président a également appelé ses partisans à considérer le scrutin comme un vote sur sa propre présidence.

Les élections de mi-mandat constituent traditionnellement un test politique pour le parti du président en exercice. Depuis la Seconde Guerre mondiale, le parti occupant la Maison-Blanche a perdu des sièges au Congrès lors de presque toutes les élections de mi-mandat.

Une victoire démocrate dans l'une ou les deux chambres pourrait compliquer la mise en œuvre du programme de Donald Trump, notamment en matière de fiscalité, d'immigration et de dépenses publiques.

Toutefois, même si les démocrates reprennent le contrôle du Congrès, le président conservera ses prérogatives exécutives et son droit de veto. L'adoption de nouvelles lois pourrait ainsi nécessiter des compromis entre les deux camps.

En revanche, si les républicains conservent leur majorité, Donald Trump disposera d'une plus grande marge de manœuvre parlementaire pour poursuivre ses priorités durant la seconde moitié de son mandat, qui s'achèvera en janvier 2029.

Par ailleurs, le dépouillement pourrait prendre plusieurs jours avant de permettre de déterminer avec certitude quel parti contrôlera le Congrès.

Les nouveaux élus entreront en fonction le 3 janvier 2027, ouvrant ainsi une nouvelle étape politique à Washington avant la prochaine élection présidentielle prévue en 2028.

Les Américains ont commencé à voter ce mardi 3 novembre 2026 pour les élections de mi-mandat, qui détermineront la composition du Congrès et influenceront la politique de Donald Trump