Aucun suspect n’avait été arrêté dans l’immédiat, tandis que les forces de l’ordre poursuivaient leurs recherches pour identifier les auteurs et déterminer les motivations des attaques.

La première fusillade s’est produite samedi soir dans un bar de Wedela, dans la province du Gauteng, à environ 80 kilomètres au sud-ouest de Johannesburg. Selon la police, des hommes armés ont ouvert le feu vers 21h30 sur des clients qui se trouvaient à l’extérieur de l’établissement, avant de poursuivre les tirs à l’intérieur.

Dix-sept personnes, dont 13 hommes et quatre femmes, ont été tuées. Quinze autres personnes ont été blessées par balles. Les assaillants seraient au nombre de huit et auraient utilisé des fusils de type AK-47 ainsi que des pistolets. Ils auraient également fouillé certains clients et pris leurs téléphones avant de prendre la fuite à bord de deux véhicules.

La police du Gauteng a lancé une chasse à l’homme pour retrouver les suspects. À ce stade, aucune arrestation n’avait été annoncée, les enquêteurs n’ayant pas encore établi officiellement le mobile de l’attaque.

Toutefois, il est rapporté que les premières pistes examinées pourraient inclure un conflit lié à l’exploitation minière clandestine. Cette hypothèse reste à confirmer par l’enquête.

Quelques heures plus tard, une seconde attaque a fait 10 morts et 11 blessés à Lwandle, dans la périphérie du Cap, dans la province du Cap-Occidental. Les faits se sont produits vers 1h46 dimanche matin dans un établissement de loisirs qui vendait également de la viande grillée, connu sous le nom de shisanyama.

Cinq personnes sont mortes sur place, tandis que cinq autres ont succombé à leurs blessures après avoir été transportées vers des établissements de santé. Onze autres victimes étaient toujours prises en charge par les services médicaux. La police a ouvert des enquêtes pour meurtre et tentative de meurtre et mobilisé une équipe spécialisée pour retrouver les auteurs.

Ces deux fusillades surviennent seulement quelques jours après une autre attaque meurtrière près de Durban, où 11 personnes, dont une femme enceinte, ont été tuées lors d’une fusillade dans une maison. Aucun lien entre les différents incidents n’a cependant été établi à ce stade.

Ces nouvelles violences illustrent une nouvelle fois le problème persistant des armes à feu et de la criminalité violente en Afrique du Sud. Selon les statistiques officielles citées par l’Associated Press, 5 427 homicides ont été enregistrés dans le pays entre avril et juin, soit près de 60 morts par jour en moyenne.

Les fusillades constituent l’un des principaux modes d’homicide, tandis que les autorités et les experts pointent notamment la circulation importante d’armes à feu illégales.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a réagi aux dernières attaques en déclarant que « la situation ne pouvait pas continuer ainsi ».

Dix-sept personnes ont été tuées et quinze autres blessées lors d'une fusillade dans un bar de Wedela, une commune minière de la province sud-africaine du Gauteng