Cette force, envisagée dans le cadre de l’initiative portée par le « Board of Peace », doit contribuer à la stabilisation de Gaza après un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. Le projet prévoit notamment de surveiller le respect de la trêve, de contribuer à la formation d’une nouvelle police palestinienne et de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire.
Selon un responsable du 'Board of Peace' cité par l’Associated Press, l’Ouganda se trouve à un stade avancé de ses préparatifs après l’approbation par son Parlement du principe d’un déploiement de troupes à Gaza. Kampala envisage de fournir environ 1 200 soldats à cette force internationale.
Pour le Burundi, la situation est différente. Un officier burundais cité par l’AP a indiqué que la délégation envoyée en Israël était conduite par trois hauts responsables militaires, Bujumbura étant intéressé par une participation à la mission, alors que les discussions en sont encore à un stade préliminaire.
Le projet prévoit à terme une Force internationale de stabilisation (ISF) d’environ 20 000 soldats, qui serait commandée par le major général américain Jasper Jeffers. Sa mise en place reste toutefois confrontée à plusieurs incertitudes, notamment sur le nombre exact de pays qui participeront et sur les conditions permettant son déploiement effectif.
Le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l’Albanie ont déjà annoncé leur volonté de fournir des soldats. L’Indonésie, qui avait également prévu une importante contribution, a depuis vu son projet suspendu à la suite des développements récents dans la région.
La force n’a toutefois pas encore atteint l’objectif de 20 000 soldats, même si les États-Unis ont commencé à soutenir financièrement le projet, avec plus de 206 millions de dollars prévus, selon Reuters, pour ses infrastructures, ses équipements et ses opérations.
Selon le projet présenté par les autorités américaines, les soldats de la force internationale auraient notamment pour rôle de surveiller le cessez-le-feu, soutenir la formation des forces de police palestiniennes et sécuriser l’acheminement de l’aide humanitaire.
Le dispositif est également lié au projet plus large de transition politique et de reconstruction de Gaza porté par le 'Board of Peace', qui affirme vouloir instaurer une paix durable et contribuer au redressement économique du territoire.
Cependant, la mise en œuvre du plan reste incertaine, Israël et le Hamas demeurant en désaccord sur des questions essentielles, notamment le désarmement du Hamas et le retrait des forces israéliennes, ce qui retarde le déploiement de la force internationale.



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