Les militaires ont indiqué être engagés dans des opérations visant à repousser les assaillants et à rétablir la sécurité dans les zones concernées.
Selon les autorités, les attaques ont visé simultanément plusieurs positions stratégiques. Les FAMa n'ont pas immédiatement communiqué de bilan officiel concernant les pertes humaines ou les éventuelles évasions de détenus à la prison de Kéniéroba.
La prison de Kéniéroba, surnommée par certains médias « l'Alcatraz africain », accueille plusieurs milliers de détenus, dont de nombreux prisonniers considérés comme particulièrement dangereux ou liés à des groupes jihadistes.
L'attaque contre cet établissement constitue l'un des incidents sécuritaires les plus sensibles enregistrés ces derniers mois dans la périphérie de la capitale malienne.
Ces nouveaux affrontements interviennent un peu plus de deux mois après la vaste offensive menée, fin avril, par des combattants du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, en coordination avec le Front de libération de l'Azawad (FLA).
Cette série d'attaques avait visé plusieurs villes et installations militaires à travers le pays, provoquant la mort du ministre malien de la Défense, le général Sadio Camara, lors d'un attentat contre sa résidence à Kati.
À la suite de cette attaque, le président de la transition, le général Assimi Goïta, avait assumé lui-même les fonctions de ministre de la Défense, tout en promettant de renforcer les opérations contre les groupes armés.
Malgré ces annonces, la situation sécuritaire demeure particulièrement fragile dans plusieurs régions du Mali, où les forces gouvernementales continuent de faire face aux offensives de mouvements jihadistes et de groupes rebelles.
Depuis plusieurs années, le Mali est confronté à une insurrection persistante menée par des organisations affiliées à Al-Qaïda et au groupe État islamique, ainsi qu'à des rébellions armées dans le nord du pays.



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