.Le sinistre a détruit de nombreux étals et commerces, causant d'importantes pertes matérielles pour les commerçants. Les autorités n'ont cependant pas encore communiqué de bilan officiel sur les dégâts ni sur l'origine de l'incendie.

Des témoins ont rapporté que les flammes se sont propagées rapidement, tandis que les équipes de secours et des habitants se sont mobilisés pour tenter de limiter les dégâts. Le marché de Ngozi est l'un des principaux centres commerciaux du nord du pays et accueille quotidiennement des centaines de commerçants et de clients.

Cet incendie ravive le souvenir du drame qui avait frappé le marché central de Bujumbura le 27 janvier 2013. Ce jour-là, un gigantesque incendie avait entièrement détruit l'un des plus importants marchés du Burundi, entraînant des pertes estimées à plusieurs millions de dollars et affectant des milliers de commerçants.

Les conséquences économiques avaient été considérables, avec une hausse des prix de plusieurs produits de première nécessité, une baisse des recettes fiscales et de lourdes difficultés pour le secteur commercial.

Treize ans après cette catastrophe, l'ancien marché central de Bujumbura n'a toujours pas été reconstruit. Malgré plusieurs annonces gouvernementales, différents projets de reconstruction et des changements successifs de partenaires, le chantier n'a pas véritablement abouti.

En 2024, les autorités avaient présenté de nouvelles conceptions du futur complexe commercial et annoncé la relance du projet, mais celui-ci reste toujours en attente de réalisation, alimentant les frustrations des anciens commerçants et des Burundais qui espèrent voir cette place emblématique reprendre ses activités.

Le nouvel incendie de Ngozi remet ainsi en lumière les défis auxquels sont confrontés les marchés burundais. En mai 2026, le marché de Kinama, à Bujumbura, avait lui aussi été ravagé par un incendie, suscitant des interrogations sur les dispositifs de prévention, les capacités d'intervention des secours et la nécessité de renforcer les mesures de sécurité dans les marchés publics.

Le sinistre survenu en 2013, qui avait détruit l'un des plus importants centres commerciaux du pays, avait donné lieu à de nombreuses spéculations évoquant la possibilité d'un incendie criminel, dans lequel seraient impliqués des agents des services de renseignement burundais. Toutefois, ces allégations n'ont jamais été définitivement établies par une enquête officielle.

Lors de l'incendie du marché central de Bujumbura, le Burundi s'était notamment tourné vers le Rwanda pour obtenir de l'aide face à l'ampleur du sinistre. Kigali avait immédiatement apporté son assistance en dépêchant un hélicoptère pour contribuer aux opérations de lutte contre les flammes.

Suite à cet incendie et aux récents sinistres ayant touché d'autres espaces (comme le marché de Jabe), les commerçants ont été plongés dans le désarroi. Sans indemnisation globale, beaucoup ont dû s’endetter pour survivre et tenter de se réinstaller dans des marchés périphériques précaires ou des espaces informels, tandis que d’autres ont définitivement cessé leurs activités.

Un violent incendie a ravagé le marché central de Ngozi, dans le nord du Burundi, Un violent incendie a ravagé le marché central de Ngozi, dans le nord du Burundi,
Lors de l'incendie du marché central de Bujumbura, le Burundi s'était tourné vers le Rwanda pour obtenir de l'aide face à l'ampleur du sinistre, Kigali ayant immédiatement apporté son assistance en dépêchant un hélicoptère