Selon les informations relayées, le feu s’est déclaré à la galerie 'Ndayizamba' vers 6 h 30, avant de se propager à la galerie 'Le Parisien', située à proximité. Près d’une heure et quart après son déclenchement, vers 8 heures, l’incendie n’était toujours pas maîtrisé.

Pris de court par la progression du feu, des commerçants ont tenté de mettre leurs marchandises à l’abri. Certains ont pu en sauver une partie, tandis que d’autres n’ont rien pu récupérer. Des tensions ont également été rapportées entre commerçants et policiers sur les lieux.

Par ailleurs, plusieurs véhicules de lutte contre les incendies ont été mobilisés. Un véhicule dépêché par l’UNICEF a notamment participé aux opérations. Des autorités locales, dont le gouverneur de Bujumbura et l’administratrice de la commune Mukaza, se sont rendues sur place pour constater les dégâts et suivre les opérations de secours.

La propagation des flammes faisait également craindre des dégâts aux bâtiments voisins, notamment ceux abritant la Communauté des Pères Dominicains et la Regideso.

Une série d’incendies dans les espaces commerciaux

Les galeries Ndayizamba et Le Parisien accueillaient de nombreux commerçants depuis l’incendie qui avait ravagé le marché central de Bujumbura en janvier 2013. Ce sinistre avait détruit l’ensemble du marché de la capitale économique burundaise et contraint tous les commerçants à transférer leurs activités vers d’autres espaces commerciaux.

L’incendie du marché central avait également suscité d’importantes interrogations sur les conditions de sécurité et les capacités de lutte contre les incendies dans les infrastructures commerciales de Bujumbura.

Treize ans plus tard, l’incendie des galeries Ndayizamba et Le Parisien ravive ces préoccupations, alors que plusieurs autres marchés et espaces commerciaux ont été touchés par des incendies au Burundi ces dernières années.

Le mois dernier, Évariste Ndayishimiye a qualifié de criminel l’incendie du marché central de Bujumbura en 2013, alors que des informations rapportées à l’époque soupçonnaient une implication des services de renseignement burundais.

L’incendie de ce vendredi intervient après plusieurs autres sinistres enregistrés en 2026, notamment celui ayant touché un espace de vente de bois à Bujumbura en janvier, ainsi que les marchés de Kinama et Rugombo en mai, Jabe en juin et Ngozi en juillet.

En janvier 2026, un incendie avait également touché une partie du Bujumbura City Market, dans la zone de Ngagara. Des commerçants avaient alors estimé les pertes à plus d’1,5 milliard de francs burundais.

L’origine du nouvel incendie à Ndayizamba et Le Parisien n’a pas encore été officiellement établie. Le bilan des dégâts et des éventuelles pertes humaines reste également à préciser, tandis qu’une enquête doit permettre de déterminer les circonstances exactes du sinistre.

Un violent incendie a ravagé, ce vendredi 21 août 2026, deux galeries commerciales du centre-ville de Bujumbura
Selon les informations relayées, le feu s’est déclaré à la galerie Ndayizamba vers 6 h 30, avant de se propager à la galerie Le Parisien