Dans ce climat jugé préoccupant, plusieurs gouvernements africains ont activé des dispositifs d’évacuation et de rapatriement de leurs ressortissants.
Des organisations telles que 'March and March' et 'Operation Dudula' sont accusées d’avoir unilatéralement imposé cette échéance, alimentant un climat d’angoisse au sein des communautés étrangères. Le gouvernement sud-africain a, quant à lui, rejeté cette initiative, la qualifiant d’illégale, rappelant que la politique migratoire relève exclusivement de l’État.
Face aux risques de violences xénophobes, de pillages et de troubles sociaux, la police sud-africaine (SAPS), appuyée dans certaines zones par les forces de défense nationale (SANDF), a été déployée dans les principales zones urbaines, notamment Johannesburg, Durban, ainsi que dans les provinces du Gauteng et du KwaZulu-Natal. Les autorités indiquent que ce dispositif vise à prévenir toute escalade de violence.
Dans ce contexte tendu, des milliers de migrants originaires de plusieurs pays africains ont quitté le territoire sud-africain. Des ressortissants du Malawi, du Zimbabwe, du Mozambique, du Lesotho et de la République démocratique du Congo se sont notamment regroupés près de leurs ambassades pour solliciter une assistance d’urgence ou un rapatriement.
Le Malawi apparaît comme l’un des pays les plus touchés, avec plus de 15 000 ressortissants ayant déjà fui ou été rapatriés. Le gouvernement malawite a affrété des dizaines de bus et moyens de transport pour organiser ces retours.
Plusieurs autres États ont également activé des dispositifs officiels d’évacuation et de rapatriement de leurs ressortissants.
En Ouganda, Kampala a annoncé la mise en place de vols charters via Uganda Airlines afin d’évacuer environ 746 ressortissants enregistrés auprès de son ambassade à Pretoria, le gouvernement ayant également confirmé la mort d’un citoyen ougandais dans une attaque survenue dans la province du KwaZulu-Natal.
Au Nigeria, le gouvernement fédéral a relancé des opérations d’évacuation aérienne en partenariat avec la compagnie Air Peace, visant entre 2 000 et 4 000 ressortissants.
Au Ghana, Accra a affrété des vols charters au départ de Johannesburg pour plusieurs centaines de citoyens, après avoir saisi les instances de l’Union africaine.
Au Mozambique, des bus ont été déployés pour rapatrier plusieurs vagues de 500 à 1 000 personnes, dans un contexte marqué par la mort de ressortissants dans des attaques xénophobes.
Le Zimbabwe et le Lesotho ont, de leur côté, émis des alertes officielles appelant leurs citoyens à la prudence et facilitant la délivrance de sauf-conduits pour un retour volontaire.
Le président Cyril Ramaphosa a, pour sa part, condamné toute tentative de déstabilisation, les autorités assurant que des mesures renforcées sont en place pour prévenir toute violence.



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