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“A voir le déroulement du procès, on voit la corruption, nous le savons nous autres”, Mme Ingabire.

Redigé par IGIHE
Le 13 février 2019 à 10:16

Mme Ingabire Marie Immaculée, Présidente de Transparency International Rwanda, dit que la corruption est visible chez ceux qui ont le pouvoir, mais aussi parmi les juges censés la combattre. Elle affirme que l’on peut voir la corruption même durant le déroulement de certains procès.

Ce lundi 11 février 2019 commence “La Semaine de la lutte contre la corruption dans les Tribunaux”. Elle dit que le juge est une personne très puissante car il peut prendre une résolution aux conséquences très lourdes, ce qui l’expose à la tentation de ceux qui veulent le corrompre. Elle estime utile qu’un juge soupçonné de corruption par les habitants soit suspendu de ses fonctions et soumis à l’investigation.

Elle espère ensuite que la nouvelle loi, qui eleve le crime de détournement de deniers publics au rang de crime de corruption, changera beaucoup dans la poursuite et la sanction de ces infractions qui incluaient implicitement la corruption mais n’étaient pas poursuivies comme il fallait. “Qui sont-ils ceux-là que nous appelons les gros poissons ? On les rencontre dans les travaux d’infrastructure, dans la construction de grands immeubles… Cela gangrene alors le trésor public bien plus que l’appeler corruption tout simplement”, a dit Mme Ingabire.

La grosse corruption chez ceux qui savent la camoufler
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Jean Bosco Mutangana, Procureur Général de la République, trouve que les gens qui trempent dans la corruption sont des gens qui ont une certaine force. Les gens qui n’apparaissent pas dans les offres de marchés publics, qui ne collaborent pas avec les entrepreneurs, qui n’ouvrent pas les enveloppes des concours et d’autres aux pouvoirs divers, ce sont eux qui ont des astuces sophistiqués pour camoufler la corruption.

“Il est difficile de poursuivre ceux-là car ils ont une malignité de haut niveau, mais quand nous en saisissons un, il est poursuivi”, a dit Mutangana. “C’est toujours mieux quand nous parvenons à sanctionner ceux du haut niveau car ce sont eux qui prennent une corruption consistante, plus que celle des chauffeurs ou des policiers du trafic routier.

Il a dit que l’invistigation s’intéresse davantage à ceux qu’on appelle forts. Dans son institution, un seul magistrat accusé de corruption, durant un mois, a été suspendu. Au cours de ce premier trimistre judiciaire de l’année 2018/2019, 59 procès de corruption, impliquant 68 personnes, ont été jugés, et 33 se sont révélées coupables.


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