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Une mentalité nataliste élevée persiste avec une certaine acuité au Rwanda

Redigé par IGIHE
Le 3 décembre 2020 à 04:46

Les chiffres publiés par l’Institut National des Statistiques pour l’exercice 2020-2021, sont alarmants. Le taux moyen de natalité est de 4.1 par famille dans les villes comme dans le secteur rural du pays. Ce taux était de 4.2 au cours de l’exercice 2014-2015.

Mais il y a lieu de voir que les mesures de sensibilisation pour un planning familial adéquant ont eu un impact certain dans le secteur rural. Ici, le taux de natalité est passé de 6.3 enfants par famille en 1992 à 4.3 en 2020. Dans les millieux urbains, ce taux était de 4.5 en 1992 pour arriver à 3.4 en 2020.

Est-ce l’incident de la cherté de la vie dans les villes rwandaises devenues nombreuses depuis, ou alors il est question de l’évolution de la qualité de la vie des citadins soucieux de satisfaire parfaitement des besoins secondaires et autres culturels de leurs foyers ?

Dans tous les cas, le style de vie urbain contraint presqu’à cent pour cent à l’économie de marché, a incité au fil des ans de comprendre le véritable sens du planning familial.

Les mêmes statistiques montrent que 64% des femmes recourent aux méthodes contraceptives, que 58% d’entre eux utilisent des méthodes modernes et 6% des méthodes naturelles de limitation des naissances.

Les méthodes contraceptives modernes étaient utilisées par 6% de femmes en 2000 pour monter à 58% en 2020.

Et il faut dire que les statistiques montrent des avancées notoires en matière de mortalité infantile pour foeutus nés où on note 19 pour mille enfants en 2020 alors qu’en 2015, ce taux était de 20 pour mille.

Mais quelle analyse font les démographes et autres nutritionnistes quand les mêmes statistiques constatent une mortalité infantile de 33 pour mille pour nourrissons de moins d’un an et de 45 pour mille pour les moins de cinq ans ?

Sans contredit, le Rwanda a fait de gros efforts de construction d’infrastructures sanitaires. Une structure étagée Postes de Santé- Centres de Santé- Hôpitaux de districts- Hôpitaux de Référence... Donc, ce n’est pas à ce niveau que les choses se corsent. Pas du tout !!!

Une piste de réflexion penchera sur un état de malnutrition de ces êtres fragiles pour arrêter des stratégies basées sur des réalités. Et parmi lesquelles une recommendation expresse penchera sur la réduction drastique des écarts criants de distribution des richesses et des revenus des ménages.

Une autre recommendation dirigera sa piste sur le traitement des agronomes de Secteur et de District qui devront sortir de leurs bureaux et prodiguer des conseils utiles aux fermiers agricoles qui restent prostrées dans les mentalités cuturales conservatrices. Ils cultivent puis la nuit des temps le haricot, le colocase et autres féculents.

Des nutritionnistes et autres agents en santé publique devront renforcer leur présence à la base communautaire et prodiguer des leçons d’hygiène alimentaire et autre hygiène corporelle et environnementale. Et ceci de façon méthodique.

Les ménages ne savent pas souvent la vraie valeur des légumes riches en sels mineraux et la consommation des fruits. Des experts en Hygiène et Santé publiques bien déployés à la base communautaire feraient parfaitement renverser la tendance


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