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Un conflit n’est pas une agression

Redigé par Tite Gatabazi
Le 8 novembre 2023 à 11:30

On parle souvent de conflit ou d’agression sans que le grand public puisse en faire la distinction ni les nuances possibles.

Un conflit est une divergence entre des parties ayant des intérêts, des besoins ou des valeurs distincts, qui n’implique pas forcément une intention de nuire.

Il est naturel dans les interactions humaines et peut être bénéfique s’il est géré de manière constructive. Les conflits exigent une communication et peuvent souvent être résolus par la négociation, le compromis ou la compréhension mutuelle, permettant potentiellement une amélioration des relations et une croissance personnelle ou collective.

À l’opposé, l’agression est un acte délibéré visant à infliger un dommage ou à exercer un contrôle sur autrui, souvent de manière unilatérale et sans provocation justifiable.

Elle peut être physique, verbale ou psychologique et mène généralement à des conséquences négatives, telles que des blessures ou une détérioration des relations.

Contrairement aux conflits, les agressions nécessitent souvent une intervention pour protéger la victime et pour adresser le comportement de l’agresseur.

Il y a lieu de mettre en lumière un modèle répétitif où, tant dans les relations intimes qu’au niveau des interactions entre les États, les conflits sont souvent exacerbés par un choix délibéré d’agression et de criminalisation de l’autre.

Cette tactique a pour effet d’esquiver la responsabilité personnelle ou collective dans l’escalade de la situation conflictuelle.

Elle pointe du doigt le manque de communication comme la principale cause de l’intensification des conflits, arguant que le refus de dialoguer engendre des malentendus et nourrit des fantasmes négatifs, particulièrement dans des domaines sensibles et symboliques tels que la sexualité, les relations amoureuses, la communauté, la famille, l’accès aux ressources, l’identité de groupe, le genre, le pouvoir, le capital social et les actes de violence.

On peut observer que ces problématiques personnelles se réfléchissent dans les dynamiques plus larges de la société, établissant ainsi un lien entre l’intime et le politique.

Dans la résolution des conflits, il existe des alternatives à l’exclusion et à la criminalisation, insistant sur le fait que reconnaître et affronter directement les problèmes est essentiel pour initier un changement.

En effet, bien que nous ne puissions pas changer chaque situation à laquelle nous faisons face, aucun changement n’est possible sans y faire face.

En récapitulant, c’est une invitation à une prise de conscience active, incitant les individus et les entités politiques à pratiquer une communication ouverte et responsable comme moyen de désamorcer les tensions et de réparer les dommages causés par les conflits.

C’est en s’engageant dans cette voie que l’on peut espérer prévenir l’aggravation des conflits et œuvrer pour une résolution constructive et durable.


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