Bicumbi (Nord du Rwanda) : Un ancien condamné pour génocide harcèle les veuves rescapées

Redigé par IGIHE
Le 27 avril 2021 à 01:53

Un coup inattendu ce 25 avril 2021 sur la place de marché public de Musenyi, village Kimisugi en secteur Mutete de District Gicumbi. M. Clement Nzabumunyurwa, 52 ans, se met sur une place surelevée dominant ledit marché. Il lance tout haut un communiqué invitant les veuves de génocide des Tutsi pour lesquelles il a tué les maris, à se rendre dans un débit de boisson donné munies d’une somme de 5.000 Frw.

Le monsieur veut-il dire qu’il leur propose de leur faire le sexe moyennant ce montant pour le service qu’il leur rend après avoir tué leurs maris en 1994 ? Tout laisse penser qu’il voulait ainsi narguer et dénigrer ces veuves esseulées. Les témoins ont vite qualifié ce dénigrement de crime de négationnisme du génocide.

Les instances de l’ordre ont vite arrêté ce criminel pour le déférer devant les instances judiciaires. Il venait d’être libéré après avoir purgé une peine de dix ans pour crimes de gécocide contre les Tutsi.

Umuseke qui rapporte la triste nouvelle l’accompagne de réactions des visiteurs du site. Tous condamne le fait de libérer anticipativement les criminels de génocide des Tutsi pour le simple fait qu’ils auraient présenté des excuses superficielles pour les crimes qu’ils auront commis.

"Voilà ! C’est ça les conséquences de libérer des Interahamwe qui prétextent avoir demandé pardon (et être passés aux aveux de culpabilité). Tu ne peux pas tuer des gens et être emprisonné pour, par la suite, demander à être libéré sur une superficielle demande de pardon. ça, ça s’appelle le négationnisme du génocide. Et c’est pourquoi ils se comportent comme cela. Et puis, ce sont eux qui sont nombreux dans les supplétifs INKERAGUTABARA (Agents civils de maintien de l’ordre de quartier) qui affichent beaucoup de sauvagerie. Dans ce cas, sur qui porter le blâme si ce n’est l’Etat qui les dorlote ?", dit Bwibwi.

Un autre visiteur du site, M. Gasore, réagit dans les termes les plus extrêmes.
"Moi, je ne le dirai jamais assez. Jamais un massacreur au moment du génocide des Tutsi de 1994 ne peut être libéré pour retrouver son humanité. A voir comment les génocidaires tuaient indistinctement les Tutsi, nourrisson ou de vieilles mamans, ils sont devenus des sauvages. Le virus de tuer qui les a atteint, s’en vacciner n’est pas une mince affaire", a-t-il dit croyant que la prison n’est pas nécessairement un lieu de redressement ou de rééducation.


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