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Tensions en Afrique du Sud liées à l’envoi de troupes en RDC

Redigé par Bazikarev
Le 16 février 2024 à 10:56

En Afrique du Sud, la décision d’envoyer des troupes combattre en République Démocratique du Congo (RDC) a suscité un vif débat entre le président Cyril Ramaphosa et Julius Malema, leader du parti EFF qui milite pour l’autonomie économique. Cette controverse intervient après l’annonce, par la présidence sud-africaine de l’envoi de 2900 soldats en RDC.

Durant un débat parlementaire, Ramaphosa a justifié cette intervention comme nécessaire pour aider la RDC à lutter contre les groupes armés, conformément aux accords de défense mutuelle au sein de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). "L’envoi de troupes sud-africaines en RDC s’inscrit dans le cadre de notre engagement avec la SADC. Comme pour notre mission au Mozambique, il est naturel que des pertes surviennent dans de telles circonstances," a déclaré Ramaphosa.

En opposition, Julius Malema critique vivement la capacité de l’armée sud-africaine à affronter le groupe armé M23, arguant d’un manque de préparation et d’équipement adéquat. "Notre armée ne peut même pas protéger des choux. Envoyer des troupes en RDC est inapproprié et elles doivent être retirées immédiatement. Ce n’est pas que nous ne devrions pas les envoyer, mais nous n’avons tout simplement pas les forces armées pour cela. L’ANC a détruit notre armée," a-t-il lancé, prédisant un destin funeste pour les soldats mal préparés.

Malema souligne également les précédentes plaintes des soldats concernant le manque de provisions, se demandant comment une armée affamée pourrait efficacement se battre. "Qui va combattre avec faim ? Comment utiliser correctement une arme dans ces conditions ? Si notre propre base militaire ne peut être protégée, comment pourrions-nous nous défendre ailleurs ?" interroge-t-il, critiquant la gestion des ressources par le gouvernement.

L’Afrique du Sud prévoit d’investir deux milliards de rands (environ 133,9 milliards de francs rwandais) dans cette opération militaire au cours de l’année, un engagement financier et humain significatif qui continue de diviser l’opinion publique et la classe politique sud-africaine.


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