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Reprise du Procès Rusesagabina et Coaccusés : Martins charge l’Accusé d’usage illicite des fonds de la Fondation

Redigé par Jovin Ndayishimiye
Le 25 mars 2021 à 11:28

Ce mercredi 24 mars 2021, le procès Rusesabagina et ses 20 coaccusés a repris en l’absence de l’Accusé central, Paul Rusesabagina. Depuis sa dernière comparution où il a décidé de ne plus participer aux débats car la Cour n’a pas satisfait sa demande de report de 6 mois de son procès pour mieux s’y préparer et de se faire défendre par des avocats étrangers, la cour a décidé de continuer le procès en son absence, que ladite cour est prête à l’accueillir quand il se désistera.

La séance de débat de ce mercredi a commencé avec la plaidoirie de Callixte Nsabimana alias Major Sankara. Très coopératif, il a plaidé coupable pour les 17 charges, crimes de terrorisme, dressées contre lui par le Procureur. L’après-midi de la séance a été consacrée au témoin du Ministère Public, témoin à charge contre le même Rusesabagina. Il s’est agi de l’américaine Dr Michelle Martin, enseignant au California State University, qui a longtemps travaillé en tant que volontaire à la Fondation Rusesabagina de 2009 à 2012. La dame a dit que derrière cette Fondation caritative, il y a toute une série d’activités politiques.

"Enseignante à l’Université de Chicago, il m’a été demandé de travailler sur un projet en rapport avec les réfugiés. Je suis tombée sur Rubingisa Providence, le cofondateur de Rusesabagina Foundation, puis sur Rusesabagina lui-même. Plus tard, ils m’ont demandé d’être conseillère de leur Fondation qui, d’après eux, avait pour but d’assistance aux nécessiteux, essentiellement des familles indigentes établies au Rwanda. Leur activité consistait à collecter des souliers et habits de seconde main au profit de ces déshérités", a dit l’Enseignante disant que la collaboration au Rusesabagina Foundation s’est étendue à l’assistance donnée à Rubingisa "qui ne maîtrisait pas bien son anglais". "J’avais la clé de son e-mail pour mieux répondre à ses messages électroniques. Il m’a alors été demandé de répondre à d’autres e-mails qui n’avaient rien à voir avec la mission caritative de la Fondation", a-t-elle ajouté.

Plus loin, la Dame montre que des é-mails auxquelles elle répondaient, il y avait aussi celle de Rusesabagina. Il était question de politique, du parti PDR-Ihumure (Parti Démocratique rwandais).
"Je me rappelle bien que vers la fin de 2009 et début 2010, Rubingisa m’a confié que PDR a aidé dans le projet de création du parti PS Imberakuri (Parti Social). Il m’a dit qu’il était question d’aider Me Bernard Ntaganda dans la lutte électorale contre Paul Kagame, que Bernard ayant remporté les élections de 2010, Rusesabagina allait rentrer et prendre le fauteuil présidentiel à la place de Ntaganda", a-t-elle déclaré à la Cour disant avoir gardé toute cette correspondance électronique sur e-mail.

L’Enseignante voulait souligner comment les fonds collectés par la Fondation pour des oeuvres caritatives étaient détournées pour des projets politiques.
Va-t-elle arriver à montrer comment ces fonds auront financé les activités terroristes de l’ambitieux Paul Rusesabagina qui, un jour, aucours d’une conférence, dans un transport de colère, a juré "d’utiliser tous les moyens pour déposer le régime dictatorial de Paul Kagame" ?

"Des e-mails échangéesentre eux et que j’ai gardées montraient une haine viscérale contre les batutsi", a-t-elle dit citant une e-mail d’invitation à une réunion devant étudier comment aider les FDLR/Forces Démocratiques de Libération du Rwanda opérant dans l’est de la RDC qui allaient être combattu par la MONUSCO.

Les e-mails en question protestaient contre cette action armée des Casques Bleus onusiens contre les FDLR..."Nous devons protester contre cette tendance partiale de l’ONU. Nous devons plaider pour nos frères réunis au sein des FDLR qui vont être anéantis", a-t-elle dit citant l’e-mail échangée entre Rubingisa et ses partenaires.
Le témoin cité à la barre a aussitôt été vilipendé par la famille de Rusesabagina. Pour elle, cette dame est à la solde du Gouvernement rwandais pour qui "elle a fait un contrat de recherche de toute une année, touchant 100.000 $ par mois", rapporte la VOA de ce jeudi 25 mars.

"Ca c’est du n’importe quoi. Cette famille réagi de façon primaire. Elle ne comprend pas ce qu’on appelle la dignité humaine. Et puis, votre conscience doit vour torturer au cas où vous mentez devant la Cour quand vous avez juré de dire la vérité, rien que la vérité. L’Enseignante a été révoltée de voir que le groupe détourne l’argent collecté des contribuables pour une action caritative. Et puis ce détournement est plutôt criminel dans le sens où il sert des projets de financement de groupes armés contre des citoyens rwandais non armés", a confié à IGIHE un juriste qui a requis l’anonymat.


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