00:00:00 Nos sites KINYARWANDA ENGLISH FRANCAIS

Urgent

Rencontres de Luanda : le jeu de dupes de Tshisekedi

Redigé par Tite Gatabazi
Le 15 mars 2024 à 01:19

Les dissensions sont palpables entre les présidents rwandais et congolais, et l’adresse de Tshisekedi au "poker diplomatique" suscite des interrogations.

Sous l’égide de João Lourenço, président angolais et médiateur désigné par l’Union africaine, des pourparlers ont été initiés à Luanda afin de rétablir le dialogue entre les voisins, les présidents Tshisekedi de la RDC et Paul Kagame du Rwanda.

Cette initiative vise à redynamiser le processus de paix de Luanda, entravé par des propos enflammés du président congolais Tshisekedi et des manquements répétés aux accords de cessez-le-feu orchestrés par les efforts de l’administration de la sécurité nationale américaine pour assurer une stabilité régionale. Néanmoins, la route vers la paix reste semée d’embûches conséquentes.

La 24e session de la conférence des Chefs d’Etats et de gouvernement de la Communauté des Etats de l’Afrique centrale s’est révélée être un autre théâtre où le gouvernement congolais a pu démontrer ses finsuffisances diplomatiques.

Exhortant à une communication franche, le ministre des Affaires étrangères congolais a critiqué le Rwanda, l’accusant de d’abuser de la bonne foi de la communauté internationale, une posture qui trahit une méconnaissance des subtilités diplomatiques.

Quant à la question du "droit international et des instruments juridiques de l’Union africaine", citée par Mr Lutundula, il convient de rappeler l’interdiction du recrutement de mercenaires et de la collaboration avec des entités terroristes, comme les FDLR.

Ces groupes, soutenus par le gouvernement congolais, posent question au sein même des FARDC.

Il est opportun de rappeler la résolution 1804 (2008) du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui exige des Etats des actions concrètes pour couper le soutien aux FDLR et autres groupes armés rwandais présents en RDC.

En réponse, la porte-parole du gouvernement rwandais, Mme Yolande Makolo, a souligné sur les réseaux sociaux l’indécence des déclarations congolaises.

Les critiques adressées à Tshisekedi sont multiples : promesses de bombardement de Kigali, comparaisons controversées de Kagame à Hitler, et prétendues tentatives de renversement du régime rwandais.

Ces actions sont d’autant plus controversées que Tshisekedi est accusé de collaborer avec les FDLR, d’ignorer l’existence de réfugiés congolais dans la région des grands lacs et de s’opposer aux interventions de la Communauté d’Afrique de l’Est qu’il a pourtant sollicitées.

L’accusation d’une prétendue agression rwandaise pour le pillage des minerais congolais semble éclipser une réalité plus complexe, où l’exploitation des ressources est dominée par les intérêts occidentaux et chinois, avec la complicité des autorités congolaises, qui entretiennent des groupes armés pour sécuriser ces activités lucratives.


Publicité

AJOUTER UN COMMENTAIRE

REGLES D'UTILISATIONS DU FORUM
Publicité