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Réaction de Kigali à propos d’un article de Harding de la BBC aux relents propagandistes des milieux dissidents rwandais

Redigé par NDJ
Le 26 novembre 2020 à 11:48

La BBC a récemment publié un article d’Andrew Harding intitulé " The loyalty oath keeping Rwandans abroad in check" (Le serment de fidélité [au FPR au pouvoir à Kigali] qui tient les Rwandais à l’étranger sous contrôle).
L’écriture de cet article est basée de fausses et mensongères allégations concernant un événement organisé, il y a trois ans, à l’ambassade du Rwanda de Londres.

Il se conçoit que toute cette histoire fait partie d’un vaste tissu de propagande mensongère fabriquée par divers mouvements anti-Rwandais, d’hostiles détracteurs, d’autres et au moins une ancienne haute personnalité dissidente du régime actuel rwandais.

La BBC a diffusé ces allégations comme des faits réels. Elle n’a pas eu le soin d’en examiner la véracité des affirmations ni la crédibilité de ceux qui les formulaient.

De nombreux Rwandais vivant à l’étranger qui choisissent d’être membres du FPR prêtent serment d’allégeance au parti politique depuis plus de 30 ans jusqu’à ce jour. Rien d’anormal dans le serment. Bien plus, le fait que l’ambassade ait offert l’espace pour un tel événement communautaire ne relève pas non plus d’un quelconque arbitraire car chaque parti politique pourrait requérir un espace de réunion de ses membres rwandais de la diaspora au sein d’une représentation diplomatique rwandaise à l’étranger.

Le serment existe, presque inchangé, depuis la formation du FPR en 1987. Les tentatives des détracteurs de le présenter à tort comme quelque chose de sinistre sont pathétiques.

Choix de personnes-ressources uniquement dans le camp des dissidents rwandais

La BBC prétend s’être entretenue avec un « membre de la diaspora rwandaise » mais elle a, en fait, demandé l’avis d’un groupe de dissidents hostiles et de demandeurs d’asile frauduleux. Apparemment l’auteur, en leur tendant le micro à eux seuls, cherchait à faire justifier ces fausses allégations.

Le fait qu’il choisisse les déclarations d’un certain René Mugenzi, récemment condamné et emprisonné pour détournement de fonds et vol au Royaume-Uni, est-ce une personne-ressource connue pour son intégrité et sa probité ?

Le même Mugenzi longtemps faussement décrit comme militant des droits de l’homme et un leader de l’opposition, a souvent été objet d’une attention médiatique importante de la BBC, pour propager des mensonges sur le Rwanda. Pendant tout ce temps, il volait des centaines de milliers de Livres Sterlings à la cathédrale de Norwich. Il s’adonne à la fraude et faisait du chantage aux membres de la communauté rwandaise du Royaume-Uni.

Il est évident que les Rwandais de la diaspora qui prétendent combattre le gouvernement rwandais ne se donnent pas la peine de participer aux événements qui s’organisent dans des ambassades rwandaises. Au moment où ces derniers s’y déroulent, ils fabriquent et font circuler de mensongères campagnes médiatiques sur des plate-forme acquises à leur cause et nécessairement non critiques. Ce serait ici le cas de la BBC.

La BBC viole la déontologie et l’éthique du métier d’informer et de former
L’article de Harding est parfaitement et délibérément partisan en faveur de cette diaspora dissidente rwandaise. Harding ne s’en fait pas. Il ne veut pas dans un effort de neutralité, de recueillir des avis opposés à ceux des Mugenzi, Himbara et consorts.

Harding pêche contre l’éthique et la déontologie de la profession Journaliste qui veut qu’on balance les sources d’information pour laisser son lecteur faire le libre choix du contenu de sa lecture. Il semble ainsi se faire porte-voix d’une opinion biaisée politiquement.

La BBC qui publie l’article, ne semble pas non plus avoir exercé un jugement même minime soit-il, ni avoir procédé à un examen minutieux des personnes interviewées.

Harding a ses personnes-ressources connues pour leur dissidence contre le gouvernement rwandais. C’est le cas de David Himbara. Ancien haut responsable rwandais mécontent, il fait des déclarations farfelues et généralisantes sur le système politique rwandais que la BBC gobe.

Si la BBC avait cherché à vérifier ces affirmations, elle aurait permis à ses téléspectateurs de comprendre que, aussi populaire que soit le parti FPR au pouvoir au Rwanda, personne n’est forcé de le rejoindre

En fait, il existe 11 autres partis politiques au Rwanda, dont au moins cinq sont représentés au Parlement. Conformément à la constitution du Rwanda, les deux chambres du Parlement sont dirigées par des chefs de partis politiques autres que le FPR. Actuellement, les Présidents des deux Chambres du Parlement sont respectivement dirigés par des partis politiques qui existaient avant l’arrivée du FPR au pouvoir.


Des témoins profèrent contre-vérités à la BBC

Noel Zihabamwe est, selon la BBC, « un membre éminent de la diaspora rwandaise de Sydney, arrivé dans le pays en tant que réfugié en 2006 ». Faux, archifaux !!! La vérité est qu’il a quitté Kigali en 2000 pour aller à l’université en Australie avec une bourse du gouvernement rwandais. À la fin de ses étudestotalement payées par le Rwanda, Zihabamwe demande un asile politique à l’Australie et adhère au groupe terroriste Rwanda National Congress (RNC). Celui-ci est tristement connu pour sa propagande contre le Rwanda. Il est connu pour avoir organisé plusieurs attaques terroristes meurtrières à la grenade explosive à Kigali et dans le nord du Rwanda.

Des frères Zihabamwe disparus ?
Les affirmations de Noel Zihabamwe au sujet de ses frères disparus ne sont pas fondées. L’épouse de l’un des hommes prétendument portés disparus a rapporté à la police que son mari avait disparu alors qu’il rendait visite à ses proches parents dans le district de Nyagatare. Alors que l’enquête reste ouverte, ni Noel Zihabamwe, qui continue de crier au scandale dans les médias, ni sa famille n’ont fourni d’autres informations pour aider à vérifier cette affirmation.

Rusesabagina, une autre personne-ressource choisie par Harding
Pour rédiger son article délibérément tendancieux, Harding croit aussi faire recourir à la compassion de ses lecteurs à l’endroit de Paul Rusesabagina qu’il trouve injustement et illégalement détenu dans les geôles rwandaises. L’idée ici est simple et limpide. il semble préparer son lecteur sur le jugement qu’il trouve arbitraire qui sera prononcé à son encontre.

Pour ce journaliste anglais, c’est tout à fait normal le fait que ce personnage qui a profité de la publicité lui faite par Hollywood pour avoir inspiré le film "Hotel Rwanda" se fasse un nom politique et pense qu’il est normal de recourir aux moyens terroristes pour saisir le pouvoir. Le MRCD/Mouvement Rwandais pour le Changement Démocratique qu’il a fondé et pour lequel il a doté une aile armée le FLN/Force Nationale de Libération,... non ! ceci est parfaitement normal, pense Harding et la BBC.

Pourtant Harding sait bien que même chez lui, un mouvement politique armé est considéré comme terroriste, antidémocratique par excellence et réprimé sans pitié. Le Siin Fein et son mouvement IRA (Irish Republican Army) devraient l’éclairer avec leurs quelques cent ans de lutte pour une scission de l’Angleterre infructueuse. Voilà une source ou une personne qui force le respect ou la compassion de Harding et la BBC, une personne, Paul Rusesabagina, qui a ordonné, par le truchement de combattants terroristes FLN, la tuerie de dizaines de civils tués dans la Province du Sud.

Harding avec une tendance partisane affichée
Harding ne peut pas se permettre de ne pas mentionner Kizito Mihigo dans son article. Toute une logorrhée versée sur ce qu’il appelle une mort suspectée de commande dans son cachot.

De tels journalistes qui escamotent une partie sombre ou noire d’une personne pour présenter au public ce qu’il croit être une violation grave des droits humains n’honorent pas l’éthique du noble métier d’écrivain.

Harding savait parfaitement que le défunt artiste avait auparavant écopé 10 ans de prison en 2015 après avoir plaidé coupable pour formation d’un gang criminel, de complicité dans un acte terroriste et de complot en vue d’un meurtre.
Il sait bien qu’ avec 2000 autres condamnés, il a été libéré quatre ans après par une grâce présidentielle, en septembre 2018. Malheureusement en 2019 il a été réarrêté après avoir violé les conditions de libération dans sa tentative de traverser illégalement la frontière pour rejoindre des groupes armés anti-rwandais au Burundi. Pour Harding le suicide qu’il a commis dans la cellule où il était détenu n’est pas explicable. Non ! Pour lui, on doit soupçonner autre chose.

Certaines ONG offrent systématiquement la crédibilité aux détracteurs rwandais qui font des déclarations sans fondement de persécution par le gouvernement du Rwanda. Sarah Jackson, d’Amnesty International, semble déçue que « de telles actions, qui incluent plusieurs assassinats ciblés à l’étranger, ne semblent jamais nuire à long terme aux relations internationales du Rwanda ».

Une perception malheureuse des ONGs européennes sur les réalités africaines
Des Associations internationales des droits de l’homme dont Amnesty International croient sur toute la ligne donner plus de poids à un homme qui trempe dans une opposition peut importe qu’elle recoure à des moyens terroristes. C’est comme si elles ne sont pas concernées par la marche des sociétés africaines en lutte contre des leaders d’opinion qui induisent délibérément en erreur les citoyens pour rendre difficile leurs dispositions et tranquillité pour leur productivité économique et qui trouvent que l’Afrique devra à tout prix être un terrain de violences politiciennes qui ne sont pas tolérées dans d’autres démocraties occidentales.

Les officiels rwandais interrogés se disent résolument engagés sur un long chemin des transformations économiques et de l’évolution des mentalités sociales.
" Le Rwanda se concentre ses priorités sur une régulière évolution des réalisations économiques, de développement et de progrès pour nos citoyens. Il ne se laissera pas distraire par des diktats externes qui vont à l’encontre des intérêts de son peuple. Il faut comprendre que les valeurs fondamentales et les choix politiques du Rwanda sont dictés par l’histoire et le contexte de notre pays et qu’ils servent à ancrer la stabilité et la prospérité, ainsi qu’un avenir meilleur pour nos citoyens. Nous ne permettrons pas que cela soit perturbé", déclarent-ils résolument.


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