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RDC : un mariage abordable pour tous

Redigé par Franck_Espoir Ndizeye
Le 24 juin 2023 à 09:54

En République démocratique du Congo (RDC), le coût élevé des mariages est devenu un problème majeur. Face à cette situation, Daniel Mbau Sukisa, député du Mouvement de libération du Congo (MLC), propose de plafonner le montant de la dot et d’établir un registre des biens exigés pour le mariage selon les différentes coutumes du pays.

Le député Mbau Sukisa soutient une proposition de loi visant à limiter la dot à 1 million de francs congolais (environ 380 euros), à l’exception des biens traditionnels requis par les coutumes des époux. Tout montant excédentaire devra être remboursé.

Cette initiative nécessite des modifications du code de la famille et a été jugée recevable par l’Assemblée nationale en mai, en attendant un examen en commission.

Les coûts associés aux mariages en RDC ont atteint des niveaux exorbitants ces dernières années. Outre la dot, qui peut atteindre des milliers de dollars, il faut également prendre en compte les dépenses liées aux vêtements pour les différentes cérémonies, les frais d’enregistrement civil du mariage, la location de voitures et de salles de réception, ainsi que les frais de traiteur.

Ces dépenses sont considérables dans un pays où le salaire minimum mensuel est de 120 dollars et où le taux de chômage avoisine les 50 %, même en tenant compte de l’économie informelle.

Selon le député Mbau Sukisa, certains parents demandent entre 1 000 et 5 000 dollars en espèces, tandis que d’autres exigent des biens qui ne relèvent pas des coutumes traditionnelles, tels que des voitures, des téléviseurs grand écran ou des abonnements Canal+ complets.

La dot a perdu son sens coutumier, et de nombreux hommes s’endettent pour se marier, ne pouvant supporter les conséquences financières après les festivités.

Pour éviter de heurter les familles, le député propose la création d’un registre répertoriant les biens requis selon les différentes coutumes du pays, ainsi qu’une clause permettant une discussion entre les familles des futurs époux et offrant à l’homme la possibilité de dépasser le montant légal indicatif s’il le souhaite.

Certains soutiennent cette initiative, estimant qu’elle faciliterait le mariage pour les hommes à faible revenu.

D’autres estiment que l’État ne devrait pas intervenir dans des affaires familiales intimes et soulignent que la femme n’a pas de prix.

Face à ces difficultés, certains couples choisissent l’union libre, considérant que le mariage n’est plus une obligation. D’autres utilisent des stratagèmes pour contourner les exigences de la dot. Certains couples finissent par régulariser leur situation, tandis que d’autres optent pour la cohabitation en tant que mode de vie.


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