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RDC : les États-Unis s’inquiètent du manque de confiance avant les élections

Redigé par Franck_Espoir Ndizeye
Le 30 juin 2023 à 01:53

Les États-Unis se positionnent fermement à l’approche des élections générales en République démocratique du Congo (RDC). Alors que cette période suscite des préoccupations en termes de sécurité et de contentieux, le pays américain prend la parole pour encourager un déroulement pacifique des différentes étapes électorales. Conscients des défis et du manque de confiance qui persistent parmi certaines parties prenantes, les États-Unis refusent de minimiser ces enjeux cruciaux.

Lors de la célébration du 247e anniversaire de l’indépendance des États-Unis, l’ambassadrice américaine en RDC, Lucy Tamkyn, a déclaré : « Les élections en RDC cette année seront suivies de près par le reste du monde... Mais je ne peux pas minimiser les défis et le manque de confiance apparent. Nous appelons instamment toutes les parties prenantes à déployer des efforts concertés pour rétablir la confiance dans le processus électoral ».

Elle a également ajouté : « J’en appelle aux responsables politiques, aux institutions et à la société civile pour qu’ils travaillent ensemble de manière désintéressée dans le but de satisfaire le désir ardent du peuple congolais : la possibilité de choisir librement ses dirigeants élus dans un processus pacifique, inclusif et transparent ».

Lucy Tamlyn a également lancé un appel à la paix, en particulier dans l’est de la RDC, soulignant l’importance de l’application du processus de Luanda.

Elle a déclaré : « Pendant ce temps, de nombreuses communautés en RDC souffrent énormément des conflits, notamment dans l’est du pays. Nous appelons à une résolution pacifique des crises dans l’est, y compris la situation tendue dans le Petit Nord, où il est essentiel de désamorcer les tensions. Nous réaffirmons notre soutien à une résolution politique négociée à travers les processus de Nairobi et de Luanda ».

La feuille de route de Luanda exige notamment que la rébellion du M23 se retire des zones qu’elle occupe dans les territoires de Rutshuru, Nyiragongo et Masisi. Depuis, le M23 a prétendu se retirer tout en maintenant ses positions dans plusieurs agglomérations.

Ce mardi, un sommet quadripartite entre la SADC, la CIRGL, l’EAC et la CEEAC a eu lieu à Lunda, à l’initiative de l’Union africaine avec le soutien des Nations Unies. Parmi les conclusions du sommet, il est demandé au M23 de se retirer des territoires qu’il occupe afin de faciliter la tenue des élections dans ces zones.

Par ailleurs, le processus électoral se poursuit malgré des désaccords entre les différentes parties prenantes, notamment sur la fiabilité du fichier électoral. Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a convoqué l’électorat pour les élections législatives nationales depuis le 25 juin dernier.

Les bureaux de réception et de traitement des candidatures (BRTC) resteront ouverts pendant 20 jours. Entre-temps, les quatre principaux leaders de l’opposition, à savoir Matata Ponyo, Delly Sesanga, Martin Fayulu et Moïse Kayumbi, ont prévu une réunion le vendredi 30 juin avec le bureau de la CENI afin de discuter du processus électoral en cours.

Selon le président de la CENI, ces échanges visent à explorer des solutions réalistes pour un processus plus inclusif.


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