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RDC : le labyrinthe judiciaire de Salomon Kalonda

Redigé par Franck_Espoir Ndizeye
Le 29 juin 2023 à 01:39

Les auditions du conseiller spécial Salomon Idi Kalonda, bras droit de l’opposant Moïse Katumbi, devant la justice militaire, se poursuivent avec vigueur depuis le 10 juin dernier.

Accusé de détention illégale d’arme, d’atteinte à la sûreté de l’État et de collusion avec des responsables rwandais et des rebelles du M23, Kalonda est maintenu en détention à la prison militaire de Ndolo. Mais après plus de deux semaines de procédures, où en sommes-nous ?

Selon des sources judiciaires, Kalonda a été interrogé sur procès-verbal à deux reprises par le parquet militaire.

Les débats s’articulent autour d’une arme qui lui est attribuée. Cet objet de discorde avait été revendiqué par l’ancien Premier ministre et actuel opposant, Augustin Matata Mponyo.

Celui-ci soutient que l’arme incriminée appartenait à son garde du corps, égarée lors d’une manifestation de l’opposition en mai dernier.

La défense de Kalonda, quant à elle, affirme avoir fait échec à l’accusation de détention illégale d’arme.

Le dialogue tourne également autour d’une conversation présumée entre Kalonda et un responsable rwandais.

Pour ses avocats, après minutieuse consultation, "il n’existe rien de compromettant" contre leur client.

Du côté du parquet militaire, l’heure est à l’analyse des éléments probants, expliquant le délai entre les jours d’audition. Le prochain acte de cette procédure devrait consister en la présentation à Salomon Kalonda des clés USB, des disques et du coffre-fort découverts dans l’une de ses résidences lors des perquisitions.

Moïse Katumbi surveille de près l’évolution du dossier de son conseiller spécial. Il dénonce une affaire qu’il qualifie "d’acharnement politique".

"Nous ne prendrons jamais les armes, nous n’y croyons pas, nous croyons à la démocratie", a-t-il indiqué à RFI.

L’opposant s’insurge, affirmant n’avoir "jamais été associé à un mouvement armé".

Katumbi évoque la confiance en les élections comme unique moyen d’obtenir le "départ" de l’actuel pouvoir, dont il pointe sans ambages les "dérives dictatoriales".

Le feuilleton judiciaire autour de Kalonda n’a pas fini de défrayer la chronique en RDC, et sa conclusion est attendue avec impatience.


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