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Procès Rusesabagina : Le Rwanda appuyé par un pasteur d’église burundaise rejette l’idée de kidnapping de l’accusé

Redigé par Jovin Ndayishimiye
Le 18 février 2021 à 01:30

Le Procès de Paul Rusesabagina, un rwando-belgo-américain devenu célèbre pour avoir inspiré le film holywoodien Hotel Rwanda relatant les affres du génocide des tutsi du Rwanda de 1994, est de nos jours, sur médiatisé par ses appuis américains, anglais, hollandais et belges.

La séance de Procès de ce 17 février a vu la participation des diplomates américain, anglais, hollandais et belge en poste à Kigali. C’est dire que cet homme sur le banc des accusés, l’Occident croit presque en son innocence. Cet Occident se fout de la justice africaine et rwandaise en particulier qui accuse cet homme de commander un groupe armé de Rwandais qui se sont faufilés dans le Parc de Nyungwe en 2019 pour égorger des populations civiles.

Pour les Américains, cet homme est un saint. Il ne doit pas être abattu comme ils l’ont fait avec Ben Laden après qu’il ait été reconnu sa connexion avec l’attentat du 11 septembre 2001 contre les Twin Towers où 3.000 citoyens américains sont morts.
Ces mêmes Occidentaux ont ordonné la traque puis l’assassinat abjecte des présidents irakien Saddam Hussein et libyen Mouammar Khadafi. Ils sont les maîtres du monde et n’ont pas eu de compte à rendre dans ces missions commandées et planifiées par leurs Etats puissants.

Une plaidoirie triste de l’Accusé : Rusesabagina renie sa rwandité, normal ?
"Je ne suis pas rwandais. Je suis Belge. Par conséquent, je trouve que ce tribunal n’est pas compétent pour conduire mon procès", a-t-il dit arguant qu’à son arrivée en Belgique on lui a pris ses documents d’identité rwandaise. Il a délibérément oublié de dire que ceux qui les lui ont pris n’étaient pas du tout des autorités rwandaises, que ces mêmes documents ne leur ont pas été envoyés.
Et puis quoi donc si, à cette date- là de 1996, Paul Rusesabagina avait trouvé une occasion rêvée de rejoindre les lobbies belges de l’ IDC/Internationale Démocrate Chrétienne anti tutsi qui avaient hâte de rassembler des individus rwandais pour planifier la guerre qu’ils allaient faire au régime rwandais qu’ils qualifient de Tutsi et ne reconnaissent pas du tout son caractère nationaliste patriotique et le déposer ?

"Et puis, j’ai été kidnappé à partir de Dubai par les autorités judiciaires rwandaises pour me retrouver à Kigali", a-t-il ajouté changeant du tout au tout son argumentaire.
Des observateurs seront curieux de voir comment à la prochaine séance de procès, il déclarera ne pas être le chef de FLN/Front de Libération Nationale qui a égorgé quelques huit habitants de Nyabimata/Sud du Rwanda et laissé des handicaps importants à des dizaines d’autres.

Une malencontreuse lettre de quelques sénateurs américains

Quelques sénateurs américains ont tenu à exiger que cet homme soit relâché par le simple fait que la procédure d’arrestation a été entachée d’irregularités.
A cette question, l’hebdomadaire Jeune Afrique montre qu’entre le Kidnapping et un laisser-aller de sa part, la différence est énorme. Le journal interroge un pasteur belgo-burundais, Bishop Constantin Niyomwungere qui affirme avoir conçu tout le projet du Prévenu Paul Rusesabagina. Il était prévu que Rusesabagina devait entrer au Burundi , prendre la parole dans ses églises dans le cadre de la sensibilisation populaire au recrutement et autre fundraising pour une plus vaste campagne de guerre contre le Rwanda.

"27 août 2020. Paul Rusesabagina s’assoupit dans un jet privé au départ de Dubaï, après un interminable périple entamé la veille au Texas. À ses côtés, à bord du Challenger 605 de la compagnie GainJet, le « bishop » Constantin Niyomwungere, évêque au sein de Goshen Holy Church, une congrégation protestante qu’il a fondée. Destination prévue : Bujumbura, la capitale du Burundi", rapporte Jeune Afrique révéla que cet homme d’église Burundais, belge puis rwandais possède dans le monde quelques "108 lieux de culte".

Les journaux Jeune Afrique et Libération français évoquent l’idée d’un piège tendu par le pasteur au pofit de la justice rwandaise. Il se souviendra que le mandat d’arrêt international lancé contre le policien Rusesabagina qui recourt aux méthodes terroristes, était bien connu depuis par la justice belge, occidentale et américaine.

"Le 27 août 2020, en début de soirée, Paul Rusesabagina décolle depuis les Émirats arabes unis, où le « bishop » Niyomwungere est venu à sa rencontre. Mais quelques heures plus tard, alors qu’il s’attend à fouler le tarmac de l’aéroport de Bujumbura, il est accueilli à Kigali par des agents du Rwanda Investigation Bureau (RIB), qui le placent en état d’arrestation. Bien trop tard, celui qui est devenu citoyen belge et résident américain comprend qu’il a été dupé par le religieux. (...) C’est dans cette ville (...) que Paul Rusesabagina a fait la connaissance de Constantin Niyomwungere", rapporte Jeune Afrique avant de citer l’homme d’église : « En 2017, c’est un ami commun – un opposant membre de la diaspora rwandaise, qui connaît bien mes activités en Afrique – qui nous a mis en contact, raconte l’évêque. Paul Rusesabagina avait alors des problèmes au Burundi avec les membres de son groupe armé [le Front de libération national – FLN]. Il demandait à me voir pour que je l’aide auprès des autorités de ce pays. »

Un Evêque Niyomwungere panafricaniste et patriotique
Le Bishop Constantin Niyomwungere a vite compris que la situation était grave et elle a tenu à en informer les autorités judiciaires rwandaises. Il confie à la presse que c’est le politicien qui lui a demandé de l’accompagner au Burundi et de lui arranger les entremises avec les autorités locales. Rusesabagina change cette version des faits mais déclare à la presse qu’il se rendait au Burundi sur invitation du Bishop Constantin Niyomwungere en question.

Dans tous les cas les autorités judiciaires rwandaises sautent sur cette aubaine. Faire faire le jet privé le Challenger 605 de la Compagnie GainJet une escale technique à Kigali n’est pas chose difficile.

Levée de boucliers de la diplomatie occidentale cache un traquennard programmé
Il convient de réfléchir sur le fait que les diplomates occidentaux en poste dans la région sont sens dessus dessous pour apport un appui à un homme arrêté pour des crimes de terrorisme avérés ; un homme cible de perquisition à son domicile belge par les polices belge et FBI américaine.

Non ! Quelque chose cloche. On ne serait pas loin de crier à un complot international. Mais pourquoi se liguer contre la justice rwandaise ? Qui finançait les déplacements de ce reclus de justice Paul Rusesabagina pour aller rehausser le moral des FLN au Burundi et rassembler beaucoup de fonds de financement de l’effort de guerre ?
Quelle est la part possible de gros et influents lobbies occidentaux dans cette affaire, des lobbies qui ne se sont jamais pardonné la victoire du FPR/Front Patriotique Rwandais dans sa guerre de libération et dans l’arrêt du génocide des Tutsi de 1994 ?

Ce procès a des similitudes avec celui d’un ancien et décédé Evêque de Gikongora, Mgr MISAGO, alors très activement soutenu par Rome et autres chancelleries en poste à Kigali au début des années 2000. Les mêmes puissants lobbies occidentaux ont fait tout pour faire en sorte que juge et avocat du ministère public soit mis en sécheresse intellectuelle pour parvenir à innocenter le Prélat.

Le Rwanda actuel est-il assez fort pour ne plus connaître ce mauvais rêve ?
Ce qui est sûr c’est qu’à voir comment ces années-là 2017, 2018, 2019 certaines métropoles de la région manifestaient une active fébrilité et des consultations aux allures complotistes contre le régime rwandais, l’on sent que quelque chose a cassé chez elles depuis que des centaines de combattants FLN ont été capturés dans les forêts et brousses congolaises pour être extradés à la justice rwandaise y compris leurs grands chefs dont Rusesabagina. Ce complot dont il est question traverse-t-il les frontières de l’Afrique des Grands Lacs. La chose se dessine peu à peu.


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