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Près de 300 militaires burundais plaident non coupable de complot et insubordination

Redigé par Bazikarev
Le 24 mai 2024 à 05:59

Pour la deuxième journée consécutive, un procès de près de 300 militaires est organisé dans les enceintes de la prison de Rutana. Ces militaires burundais rapatriés de Nord-Kivu fin 2023, sont actuellement détenus et accusés de complot et d’insubordination.

Selon les informations obtenues auprès de l’auditorat et des forces de sécurité sur place, l’auditeur militaire reproche aux militaires d’avoir transgressé le règlement et le code pénal militaires en orchestrant un complot sur le champ de bataille et en désobéissant aux ordres de leur hiérarchie.

Ces militaires poursuivis affirment comprendre le code pénal militaire et conteste les bases même des accusations portées contre eux.

Durant les audiences, qui se sont déroulées sous haute surveillance, les militaires ont fermement rejeté les accusations portées contre eux.

Selon leurs déclarations, les actions prises ne constituent pas un complot et ces militaires soulignent l’absence de casses ou d’échauffourées durant leur repli.

Ils ont également remis leurs armes sans résistance, ce qui, selon eux, témoigne de leur bonne foi et de leur discipline.

Les accusés demandent à être blanchis de toutes charges, recevoir des dédommagements et être réintégrés dans l’armée.

Ce vendredi, le procès se poursuit et laisse présager encore des débats intenses autour des faits et des droits des militaires détenus.

En réalité, ces militaires ont refusé de combattre les rebelles du M23, malgré les ordres. Ce refus soulève des questions sur les conditions et le moral des troupes engagées dans ce conflit prolongé.

Le refus de combattre s’inscrit dans un contexte de tensions accrues et de difficultés logistiques

Ceux déployés au Nord-Kivu font face à de multiples défis qui affectent leur moral et leur capacité opérationnelle.

Ils souffrent d’un manque significatif de soutien logistique, notamment en termes d’approvisionnement en nourriture, en équipements médicaux et en munitions.

Ces militaires ne peuvent pas aident financièrement leurs familles parce que les retards de paiement de leurs indemnités de guerres s’accumulent.

Sans avoir accès au téléphone, ils ne peuvent pas non plus parler à leurs proches car les communications sont sévèrement restreintes, ce qui affecte leur bien-être psychologique.


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