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Mise en garde du gouverneur de BNR contre le système STT : un risque de faillite souligné

Redigé par Franck_Espoir Ndizeye
Le 21 mars 2024 à 07:38

John Rwangombwa, gouverneur de la Banque Nationale du Rwanda (BNR), a lancé un avertissement ferme contre l’attrait du système STT. Promettant des gains financiers grâce à l’innovation technologique, ce mécanisme n’a cependant pas reçu l’approbation réglementaire nécessaire, ce qui a éveillé d’importantes préoccupations.

« Vous ferez faillite et vous devrez en être responsable », a-t-il prévenu, soulignant le danger de s’engager avec des entités non agréées.

Le système STT, attirant un nombre croissant de Rwandais par ses promesses d’enrichissement à travers des investissements technologiques, s’est vu critiqué par le gouverneur Rwangombwa. Il a exprimé sa préoccupation quant à l’absence d’enregistrement de cette initiative auprès des institutions financières compétentes, une lacune soulignant les risques de fraude et d’éventuelle faillite pour les investisseurs.

Il a abordé de nouveau ce thème jeudi 21 mars 2024, lors de la réévaluation des décisions prises par le Comité de politique monétaire de la BNR.

Il a expliqué que pour rejoindre ce système, « un certain montant » est requis, promettant en retour des intérêts mensuels et des commissions pour le parrainage de nouveaux membres. Cependant, l’absence de transparence et de localisation physique soulève des doutes quant à la légitimité de l’entreprise.

Face aux questions sur STT, le gouverneur a été catégorique : « J’ai vu des gens qui ont demandé sur le système STT... nous recommandons constamment d’éviter d’investir dans de telles initiatives car nombre d’investisseurs ont vu leurs fonds s’évaporer, se retrouvant en situation de faillite. »

Il a également mis en lumière la confusion autour de l’enregistrement de STT auprès de l’Office Rwandais pour la Promotion du Développement (RDB), clarifiant que « Toute entité désirant offrir un service lié au domaine financier doit obtenir une licence soit de la BNR, soit de l’Office des Marchés de Capitaux (CMA). »

Rwangombwa a abordé le problème de la fraude en ligne, un défi majeur pour les autorités : « Si nous les identifions, la police et le RIB interviennent, bien que souvent trop tard pour les victimes. »

Il a conclu en exhortant les Rwandais à rester vigilants et à éviter les promesses d’enrichissement rapide qui mènent inévitablement à des pertes financières.

« Je recommande vivement d’esquiver ces sociétés frauduleuses... si cela te tente, sois conscient que tu risques de perdre ton argent. »

Les cryptomonnaies sont devenues populaires au Rwanda. À plusieurs occasions, les autorités compétentes, y compris les instances judiciaires, ont pris des mesures contre les entreprises engagées dans des pratiques douteuses liées à ces monnaies digitales.

Les individus ayant entraîné d’autres personnes dans ces activités ont été reconnus coupables d’extorsion, ayant acquis des biens de manière frauduleuse.


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