Urgent

Marcellin Cikwanine ou Les délires d’un ex Kadogo auto-promu maître ès tactiques rhétoriciennes

Redigé par Alain Rumenge
Le 6 novembre 2020 à 01:55

Alain Rumenge, M. Sc. , auteur de l'article

« Un vaudou parmi nous ? »
Marcelin Cikwanine qui, sur sa page Facebook se dit être « Défenseur des DH ; expert en défense et sécurité de la Région des Glands Lacs et Internationaliste » et qui s’y est par la suite,surnommé le « Che Guevara », a osé réagir aux propos de l’interview que l’ancien Sénateur, député national Me Moïse Nyarugabo a fait et qui sont relayés à longueur des journées sur les médias sociaux nationaux qu’internationaux.

Ce natif de Kabale sur les hauteurs de Kitumaini tout près de Bukavu, se définit comme un ancien résistant Mayi-Mayi. Ainsi,pour avoir soit côtoyer, soit guerroyer contre les Banyamulenge durant les guerres de l’AFDL (plus plausiblement sous les aisselles du téméraire Anselme MasasuNindaga) et du RCD, à chaque fois qu’un Munyamulenge et/ou un Tutsi congolais ou d’ailleurs fait une sortie médiatique, l’homme se fait passé pour avoir des « pouvoirs spéciaux » au point qu’il fait croire aux gens d’êtrecapablede sonder leurs profondeurs.

Marcelin Cikwanine Photo de son profilsur son twitter

Dans sa dernière loquacité que d’aucuns qualifieraient de maladroite, dans laquelle il s’est auto-homologué d’être« maître en tactiques rhétoriques » puisées dit-il de la culture de la communauté rwandophone, il s’est permis de tirer des conclusions sur les cris de détresses que l’Honorable député Moïse a donné dans son interview susmentionnée. Engagé pour une cause que seule sa conscience connait, il est inutile qu’il soit convaincu, par ces quelques éléments que nous esquissons en guise des commentaires, afin que les gens comprennent ses insinuations, sur sa théorie rhétoricienne qu’il doit avoir mal appris.

Projections des tendances !
Dans un premier temps, sieur Cikwanine parle du « sophisme de l’appel aux conséquences » et l’explique de sa façon disant que le non-soutient et le refus de se plier à la volonté des Banyamulenge pour « leur » création de la commune de Minembwe produiront des conséquences fâcheuses pour les populations locales et l’élite qui s’y opposent. Concédons à Cikwanine son raisonnement et considérons que celal’engage lui-même et qu’il en prend la responsabilité. Actons !

Cependant, disons à ce monsieur que ses considérations sont pires que du sophisme car ce sont des élucubrations imaginaires, étant donné que les troubles, les tribulations et les guerres que les Banyamulenge ont enduré et subissent aujourd’hui n’ont pas commencé avec la commune de Minembwe. Cette haine tribalo-ethnique date depuis la rébellion muleliste de 1964, insidieusementà la création de la commune de Minembween 2013 jusqu’à ce jour où nous accouchons ces lignes on tue les Banyamulenge à Gahwera, pour uniquement ce qu’ils sont.

De plus, la commune n’est pas une commune mono-tribale, elle est habitée pas plusieurs tribus dont : les babembe, les banyamulenge, les bapfulero, les banyindu, les pygmées et les bashi. Ces derniers qui s’y sont installés plus tard que tous les autres sont ses frères. Il semble qu’ils y sont majoritaires actuellement et y sont plus bénéficiaires car y font du commerce très lucratif qui nourrit entre autres ses propres frères et sœurs, le bushi étant ce qu’il est en terme d’agriculture. Applaudissons-les, car, ils savent chercher de l’argent et ne se perdent pas dans des futilités comme les enfournées dans les conflits qui ne font que ruinent leurs esprits, lesquels conflits qu’ils entretiennent les ont mis sur les chemins de l’errance, au lieu de les anoblir.

A ce premier point donc, disons au surexcité qui se dit lui-même « ex-Kadogo »que,les déclarations de l’honorable Moise ne sont pas un sophisme, moins encore un paralogisme. Il s’agit simplement d’une dénonciation des menaces existentielles d’extermination dont les Banyamulenges sont la cible depuis plusieurs décennies. Menaces auxquelles les esprits lilliputiens de cette dite « élite » qui s’opposeà l’érection de la commune de Minembwe, uniquementsuite à un biais collectif et capricieux des connaissances. Ils utilisent cette stratagème pour dévoyer l’attention des citoyens lambda, comme d’habitude,sur leurs rapacités.

En second lieu, Cikwanine ce spéculateur de mauvais aloi parle de « sophisme du faux dilemme » pour ainsi signifier que l’honorable n’a pas d’autres solutions, rien que la commune de Minembwe. Avec scepticisme ce nihiliste touche-à-tout, peut bien faire comprendre avec candeur aux gens que le nord est devenu l’Est. D’une moralité douteuse, dans la région on le sait être au service des barbouzes étrangères. On l’a vu dernièrement faire circuler une pétition en faveur de l’autre tribaliste hors normes le nobélisé réparateur des femmes fistuleuses, Denis Mukwengehttps://www.change.org/p/comit%C3%A9-nobel-norv%C3%A9gien-soutien-au-dr-mukwege-n%C3%B4tre-h%C3%A9ros-et-prix-nobel-de-la-paix-%C3%A0-vie?redirect=false.

Dans sa troisième conclusion se basant sur les deux premières, Cikwanine dans une identification projectile, prête des intentions à l’honorable Moïse Nyarugabo, qu’il nomme de façon diffamatoire Nyabarongo. Diffamatoire car, étant originaire de Kalehe donc proche du Rwanda il sait ce que ça veut dire Nyabarongo. Rien qu’une théorie fallacieuse encline d’un empoisonnement d’esprit aussi destructeur que calculateur. A la lecture de ces allégations on y lit que des délireshautement subjectifs d’être somatiquement et psychiquement déposséder d’une partie de son « moi » ou de son « soi ». Comment Cikwanine peut-il nous expliquer que Me Moïse Nyarugabo (rhétoricien soit-il) seul dans un hémicycle de 500 députés va légitimer la commune de Minembwe ? De plus, comment Cikwanine peut-il nous démontrer que les Banyamulenges belliqueuxprétend-t-ilvont eux-mêmes imposer la paix dans une RDC empestée des vautours de tous acabits ? En effet, qui fait peur à qui ou qui ne peut pas avoir peur en RDC ? Quoi y gagne-t-il ce clandestin qui ne cherche que des éléments à brandir comme des soi-disant menaces, pour négocier un sauf-conduit lui permettant de s’envoler en occident comme refugié ? Pour aller manger les caviars croit-il. Hélas !

Et, pourtant tenez comment l’effet boomerang se produit !

Marcelin Cikwanine est connu et connait mieux que quiconque l’histoire des « femmes enterrées vivantes à Mwenga » en 1999. Sous les ordres d’un certain commandant Franck Kasereka qui « voulait lutter contre la résistance des combattants qui recourraient aux fétiches pour combattre. Pour désigner les victimes, ce commandant avait fait recours au service d’une femme qui détient une chambre de prière, affirmaient des témoins »
https://www.podcastjournal.net/Femmes-enterrees-vivantes-a-Mwenga-en-1999_a6321.html.

Ce Franck Kasereka a fait l’objet d’une interpellation et incarcération à l’auditorat militaire de Bukavu à l’époque des faits, mais se serait volatilisé dans la nature selon les révélations-causeries de son lieutenant Marcelin Cikwanine. L’enfarineur enfariné, le rapport mapping doit donc, lui rattraper et vite !
Ce va-t-en-guerre entré en clandestinité clame-t-il benoîtement, depuis que ses accointances avec le général Benoît Faustin Munene ont tourné aux cauchemars, lorsque l’ex-chef d’état-major de la RDC, accusé de tentative de putsch et condamné par contumace à la prison à vie dans son pays par un tribunal militaire à Matadi pour « complot contre la sécurité de l’État » en 2010 https://www.jeuneafrique.com/527767/politique/rdc-congo-le-general-faustin-munene-transfere-a-brazzaville-pour-des-soins/.

Ce général, qui est connu pour être intimement liée à un soi-disant grand nationaliste et révolutionnaire congolais Pierre Mulele (tristement célèbre en RDC) son propre oncle, frère de sa mère.

Le général Faustin Munene expulsé du Gabon vers le Congo-Brazzaville mi-janvier/2018, l’ex-chef d’état-major de la RDC, recherché à Kinshasa, il été à Brazzaville « pour y subir un examen médical », selon le ministère de l’Intérieur congolais.

Par ailleurs, cet ExKadogo de l’AFDL, militaire du RCD, qui a travaillé avec le commandant région Masunzu Pacifique, utilise actuellement un téléphone portable avec l’index de l’Ouganda, où selon certaines indiscrétions disent de lui, être en relation encore avec les services de renseignement ougandais. Pour on ne sait pas quelle autre sale besogne ?Cher Marcelin à toi, je dis : « que tu nous haïsses pourvu que tu nous craignes » !

Pour clore notre brèveréplique aux hallucinations de sieur Cikwanine disons que l’affaire de la commune de Minembwe et par ricochet la communauté Banyamulenge et l’interpellation de l’Ex Vice-Président de la République, ministre d’état AzariasRuberwaManywadont les médiaux sociaux et certains membres des institutions de la République notamment le député MuhindoNzangi ont vilipendé, n’a fait que ragaillardir la commune au profit des fils et filles épris de la paix,de cette contrée de la région du Sud-Kivu. D’aucuns se demandent pourquoi ce Muhindo Nzangi« député nommé de Beni » taxant les Banyamulenge d’étrangers, lui-même originaire de l’Uganda, ayant un pied de l’autre côté de la rivière Semliki et un autre en RDC ait eu l’audace de fourrer son nez au Sud-Kivu alors que Beni est aussi meurtri et plus meurtri d’ailleurs ?

En outre, ses réactions épidermiques sur les cris d’alarme que l’Honorable député Me Moïse Nyarugaboa lancé aux autorités du pays sont àprendre avec mépris car ne sont que des faux-semblants, des machinations pour éblouir les gens. Toutefois, considérons avec perspicacité qu’elles nous ont appris davantage sur sa personne et nous en prenons bonne note. Qu’il apprenne que, les délires de la dépossession d’un soi-disant chez soi, sont traitables par l’immersion dans l’endroitcensé déposséder. Sieur Cikwaninelaisse tomber les chemins de l’errance, va faire de l’argent à Minembwe, il y a de l’or.

In fine, il est déplorable et éblouissant que, les intellectuels, les prélats etles animateurs des institutions tant provinciales que nationales aient pu embourber avec manichéisme la quasi-totalité des 80 millions d’habitants contre une petite commune de 10 km2. Et, si et seulement si, il y a eu « coïncidence » (le mot a été trop utilisé lors de l’interpellation du Ministre d’Etat) que sa création a été faite avec duperie sans que personne ne l’ait pas remarquéà tous les échelons,la république est donc fichue.
Que vive la République Démocratique du Congo unie !
N.B : L’auteur assume seul et pleinement la responsabilité des informations fournies et des opinions exprimées dans cet article


Publicité

AJOUTER UN COMMENTAIRE

REGLES D'UTILISATIONS DU FORUM
Publicité