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Les FARDC entretiennent l’insécurité à l’Est du pays

Redigé par Tite Gatabazi
Le 6 juin 2022 à 02:27

On avait déjà annoncé que les FARDC constituaient un problème d’insécurité pour les Congolais et non une solution au retour de la paix.

Dans ce bas monde, de la vie larvée, on a assisté à des effondrements de ceux qui nous avaient précédés.

Ils avaient construit des châteaux de sable qui ont croulé sous l poids des compromissions.

Vendredi 27 mai 2022, la cour militaire de l’Ituri, sous la présidence du Colonel magistrat Dienga Akele a condamné treize militaires et trois civils pour « vente d’armes et munitions aux miliciens CODECO dans le territoire de Njugu ».

Et à payer à l’Etat Congolais 90 000 USD pour le préjudice subi. Les peines sont lourdes.

Parmi eux, un lieutenant-colonel et deux majors condamnés à la peine de mort et radiés des FARDC.

Trois civils écopent de la même peine dont Mme Solange Makusi arrêtée en mars 2022 avec plusieurs munitions de guerre. Elle devait jouer l’entremetteuse.

Deux autres femmes écopent de dix de prisons.

Les armes vendues aux CODECO ont été utilisé, entre autre, dans les massacres de soixante-deux déplacés vers Bule en Ituri en février 2022.

Les condamnés comptent faire appel de la condamnation selon leurs Avocats qui saluent au passage l’acquittement de deux de leurs clients.

La population salue le jugement et espère qu’il serve de leçon aux autres militaires encore nombreux à se livrer à des actes illicites.

Le Lieutenant Général Lugoya Kashama qui est décidé à purger l’armée des malfaiteurs et sollicite la coopération de la population qui doit dénoncer les milices qui sévissent au sein de la communauté.

Au Sud Kivu à Kalehe, la cour militaire du Sud Kivu, siégeant en audience foraine à Kalehe, avec le soutien logistique et matériel de la MONUSCO a pour sa part condamné onze militaires des FARDC à mort.

Accusés de viols, pillages, destructions d’écoles et d’enlèvement d’enfants.

Dans le Maniema, la cour militaire a condamné deux policiers à quinze ans de prison pour viol, extorsion de fonds et violence sur des civils.

Ces verdicts reflètent les instructions du Chef de l’Etat qui souhaite mettre fin aux magouilles qui minent les FARDC.

En visite en Ituri en juin 2021, il avait dénoncé cette « mafia » au sein de l’armée. Le constat relevait plutôt de l’évidence.

Le Président Tshisekedi avait obtenu plusieurs rapports de différentes sources qui faisant état d’alliances entre FARDC et groupes armés voire même la participation des militaires dans les massacres.

Ces lourdes condamnations envoient un signal fort aux militaires auteurs de violences sur les populations civils.

Avec l’espoir que les efforts déployés pour mettre fin à l’impunité produisent ses effets.

Il devient de plus en plus évident que les militaires auteurs de violences sur les civils seront traduit devant les juridictions militaires pour y répondre de leurs actes.

Les victimes bravent les menaces et intimidations pour relater les méfaits.

Il y a lieu de signaler que la situation des FARDC est plutôt préoccupante au regard des nombreux défis. Il s’y passe tellement de choses inadmissibles et ce depuis des décennies.

Des réponses trompeuses, des solutions parcellaires travaillent au renforcement des maux.

Partout c’est dans toutes les institutions de la RDC ou se porte le regard, l’absurdité semble immuable.

Les dysfonctionnements constatés par le Chef de l’Etat sont le résultat des dérives qui nécessitent la restructuration de l’armée.

Un problème majeur comme celui de l’armée devrait rencontrer une approche méthodique et des choix judicieux.


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