00:00:00 Nos sites KINYARWANDA ENGLISH FRANCAIS

Leçon de démocratie de Ruto à Tshisekedi

Redigé par Tite Gatabazi
Le 18 décembre 2023 à 05:29

Corneille Nangaa, ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et candidat aux élections présidentielles de 2018, contraint à l’exil, et Bertrand Bisimwa, président du M23, ont lancé depuis Nairobi l’Alliance Fleuve Congo (AFC), un mouvement politico-militaire.

Cette annonce a été suivie d’une réaction cinglante du gouvernement congolais, qui a demandé au Kenya d’arrêter les deux hommes. Dans la foulée, le président Félix Tshisekedi a rappelé son ambassadeur au Kenya, John Nyakeru, qui est également son beau-frère.

C’est alors que William Ruto lors d’une conférence de presse tenue à Nairobi, a donné une leçon de démocratie à Tshisekedi.

Ruto a rappelé que le Kenya est un État de droit et qu’il n’arrête jamais quelqu’un suite à ses déclarations. Il a également souligné que le Kenya est un pays démocratique qui respecte les droits fondamentaux de ses citoyens, y compris le droit d’association et le droit d’expression.

Ruto a également rappelé que les efforts de la région pour le rétablissement de la paix en RDC ont été sabotés par le même Tshisekedi.

Ce dernier a en effet accusé les troupes de la région, déployées dans le cadre de la Force régionale, de ne pas remplir la mission offensive qui leur avait été confiée. Ce qui était contraire à l’esprit et la lettre du mandat des troupes.

Cette accusation a été rejetée par les pays de la région, qui ont rappelé que la RDC avait approuvé une mission non offensive.

Cette accusation était injustifiée et a contribué à dégrader les relations entre la RDC et ses voisins.

L’épisode de l’AFC illustre les faiblesses diplomatiques de Tshisekedi. Le président congolais a montré qu’il est incapable de gérer les relations internationales de son pays de manière eficace et constructive.

Tshisekedi a commis plusieurs erreurs dans cette affaire. Tout d’abord, il a réagi de manière impulsive et émotionnelle, en demandant au Kenya d’arrêter Nangaa et Bisimwa.

Cette demande était illégale et contraire aux principes de la démocratie.
Ensuite, Tshisekedi a rappelé son ambassadeur au Kenya, une décision qui a été perçue comme un caprice.

Enfin, Tshisekedi a accusé les troupes de la région de ne pas remplir leur mission.
L’épisode de l’AFC montre que la diplomatie de Tshisekedi est à l’image des institutions du pays, c’est-à-dire caractérisée par la cacophonie.

Le président congolais doit revoir sa stratégie diplomatique s’il veut améliorer les relations de la RDC avec ses partenaires internationaux.


Publicité

AJOUTER UN COMMENTAIRE

REGLES D'UTILISATIONS DU FORUM
Publicité