Dans un communiqué diffusé par son agence de propagande, l’organisation djihadiste a qualifié l’assaut d’« attaque surprise et coordonnée », affirmant qu’il aurait causé des « dommages importants à l’installation militaire nigérienne et aux équipements présents sur place ».

Selon les informations fournies par les autorités nigériennes, l’attaque a été menée par des hommes circulant à moto qui ont tenté de pénétrer dans l’enceinte de la base, considérée comme stratégique pour la défense nationale. Les forces de sécurité sont parvenues à intervenir rapidement et ont neutralisé l’attaque.

Le bilan officiel fait état de quatre militaires blessés, ainsi que de dégâts matériels, incluant l’incendie d’un stock de munitions et des dommages à plusieurs avions civils stationnés à proximité.

Le chef de la junte au pouvoir, le général Abdourahamane Tiani, s’est rendu sur place jeudi matin pour saluer la riposte des forces armées. Il a également remercié les « partenaires russes » pour leur appui dans la défense de la base.

Dans une déclaration controversée, le général Tiani a en outre accusé les présidents de la France, du Bénin et de la Côte d’Ivoire d’être les “commanditaires” de l’attaque, sans toutefois fournir de preuves publiques.

Le groupe État islamique a revendiqué l’attaque de la base aérienne 101 de l’aéroport international Diori Hamani à Niamey, capitale du Niger