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Le FPR : de la guerre de libération et l’élévation de la Nation

Redigé par Tite Gatabazi
Le 3 avril 2023 à 01:48

Ce week-end s’est tenu le congrès qui célèbre la naissance du FPR Inkotanyi. Le congrès a renouvelé le comité exécutif. En présence de plus de 2000 cadres et des invités d’autres partis politiques venus de huit pays.

En effet, il y a 35 ans, les rwandais en exil portaient le FPR Inkotanyi sur les fonts baptismaux. La noblesse de la cause avait emporté l’adhésion naturelle de tous et de toutes les catégories d’âges.

Ce qu’on sait et qui se dit moins, c’est la mobilisation des Rwandais de l’intérieur et la clandestinité de leur organisation. Mais ils étaient très nombreux.

Et pour cause, la politique de l’équilibre ethnique, les injustices devenues une pratique quotidienne, lassés des persécutions et des exclusions, de l’accaparement des ressources par les membres de l’akazu qui avaient mené le pays dans une impasse.

La colère de la population qui montait, les discordes et les trahisons avaient fissurés les fondements du regime Habyarimana.

D’après Boris Boubacar Diop, écrivain Sénégalais, < personne ne peut juger le Rwanda d’aujourd’hui sans connaitre le Rwanda d’avant le génocide contre les tutsi >. Il lui manquerait les éléments factuels d’analyse et il serait tout faux.

Car le Rwanda d’aujourd’hui est une leçon d’histoire. Un mouvement de libération national qui a triomphé du régime génocidaire, qui a survécu aux convulsions internes et ériger une nation, a valeur d’exemple pour les autres peuples africains.

Car, le FPR Inkotanyi n’a pas connu un parcours de tout repos. Aussitôt après le déclenchement de la guerre de libération, il perd ses têtes de proue.

Kagame, aux études aux Etats Unis sera obligé d’interrompre sa formation et de rejoindre les autres sans atermoiement. Il va reprendre la main, réorganiser le front et mettre en place des méthodes efficaces.

En face, le regime Habyarimana aux abois planifiait le génocide contre les tutsi et multipliait les prétextes pour mettre l’Accord d’Arusha en échec.

Après avoir commis l’irréparable, plus d’un million d’âmes tutsi exterminé en trois mois, les génocidaires seront mis en déroute par le FPR Inkotanyi.
Le FPR va hériter d’un pays en ruine. Il devra le reconstruire à partir de cette situation catastrophique.

C’est là que les nouveaux défis et non des moindres s’érigent sur son parcours.
Des partenaires d’autres partis politiques, membre du gouvernement d’union nationale étaient encore attachés à l’idéologie parmehutu et soutenaient ceux qui sont dans les camps à l’Est du Zaïre.

Pendant ce temps, le trésor public était béant, le pays faisait face à une insécurité liée aux incursions des ex Far et interahamwe qui campaient aux abords des frontières. Et comme si cela ne suffisait pas, des cadres du FPR désireux de s’enrichir au plus vite tombèrent dans les travers de la corruption et ses avatârs.

Ils avaient tenté de phagocyter le parti et les institutions du pays. Ils iront jusqu’à menacer l’essence même du FPR Inkotanyi.

Si on ne peut restituer ces événements avec précision, Dr Jean Paul Kimonyo, politologue, était aux premières loges.

Il a instruit le congrès des souffrances des cadres du FPR en évoquant la fronde de ces derniers qui conduira aux congrès de Kicukiro I et II ainsi que le bureau politique élargi du FPR qui entraina la démission du Président Bizimungu.

Son analyse permet de dégager un certain nombre des raisons qui en rend l’examen intéressant sur la plan politique et historique.

Ces brebis galeuses avec des alliances et des complicités insoupçonnées, avaient mis en place un véritable rouleau compresseur pour préempter les maigres ressources disponibles.

Ils étaient sans le moindre scrupule.

La tentative de mettre le grappin sur l’appareil de l’Etat échoua dans la douleur de la véhémence.

Les épisodes qui traversent cette période trouble comportent des aspects contradictoires dans les actions et réactions individuelles qui avaient eu des effets centrifuges.

Les anciens se souviennent des articles de presse virulents, de la série des vents contraires et des caciques qui tombèrent comme des feuilles mortes les unes après les autres.

Cet antagonisme sur l’essentiel, sur la forme et le fond, sur les méthodes avait eu raison des usurpateurs. Avec le temps, on s’est aperçu combien ils étaient fragiles comme l’élastique. Et on en rit presque, sauf qu’à l’époque c’était dramatique.

Le rétablissement du fonctionnement normal d’un Etat viable n’aura été possible que grâce au leadership éclairé de Kagame.

Kagame, réputé autant pour son intégrité, sa réserve et son sens élevé de l’intérêt général était et reste l’ultime recours. Il a toujours joui de la confiance et du soutien des cadres. Cette relation constante a même une dimension affective.

Le souvenir encore vif de certains de ces événements rend attentif au moindre soubresaut.

Le FPR Inkotanyi doit servir, on ne devrait pas s’en servir ni s’y asservir.

Le congrès qui célèbre la naissance du FPR Inkotanyi a renouvelé le comité exécutif.

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