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La grande inconnue des élections en RDC

Redigé par Tite Gatabazi
Le 14 novembre 2023 à 01:35

La République Démocratique du Congo (RDC), anciennement connue sous le nom de Congo Belge, a une histoire marquée par le colonialisme, l’indépendance en 1960, le règne autoritaire de Mobutu Sese Seko, et des périodes de conflits et de guerres civiles.

Après la chute de Mobutu en 1997, la RDC a traversé des transitions politiques tumultueuses, notamment sous la présidence de Laurent Desire Kabila, son fils Joseph Kabila, qui a pris le pouvoir en 2001 après l’assassinat de son père.

Son pouvoir a été critiqué pour des élections contestées et des allégations de corruption.

Le chef de l’Etat actuel Félix Tshisekedi, proclamé vainqueur des élections de 2018, a suscité des interrogations quant à son authenticité démocratique et sa légitimité.

Des critiques affirment que Tshisekedi a été plutôt nommé par Kabila que véritablement élu.

Jean Marc Kabund, ancien président intérimaire de l’UDPS actuellement en disgrâce avait dénoncé le cadre d’une stratégie visant à maintenir Tshisekedi au pouvoir au-delà de son mandat sans passer par des élections.

Cette tactique est vue comme une manœuvre pour échapper au processus démocratique. De plus, la légitimité de Tshisekedi est remise en question, avec des allégations selon lesquelles il aurait été nommé par Kabila plutôt que choisi par le peuple. Et qu’il a peur d’aller aux élections.

Un autre point clé est l’influence externe et les retards dans le processus électoral, comme souligné par Basile Diatezwa, historien et spécialiste de la région des grands lacs.

Ces éléments mettent en lumière les défis de la souveraineté et de l’intégrité électorale dans un pays qui a longtemps lutté pour la stabilité politique.

Les problèmes logistiques et techniques de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) exacerbent ces défis, reflétant les difficultés rencontrées dans l’organisation des élections dans un contexte conflictuel.

Le rôle de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), en particulier de Monseigneur Nshole, est également crucial. Leur position souligne l’importance des institutions religieuses et de la société civile dans la politique de la RDC.

Enfin, les conséquences de la Conférence Nationale Souveraine (CNS) et le chaos qui a suivi, illustrant les défis de la transition politique et les cicatrices laissées par les périodes de conflit.

La RDC mérite une mise en perspective des complexités et les défis de la gouvernance, de la légitimité, et de la démocratie dans un pays qui continue de se débattre avec son héritage de conflits et d’instabilité politique.


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