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La famille rejette l’avocat rwandais choisi par le prisonnier Paul Rusesabagina

Redigé par Jovin Ndayishimiye
Le 8 septembre 2020 à 12:05

L’actualité judiciaire internationale focalise sur un prévenu rwandais Paul Rusesabagina fondateur de MRCD-FLN/Mouvement Rwandais pour le Changement Démocratique - Force de Libération Nationale qui, selon l’opinion publique rwandaise et l’Etat rwandais, a usulpé et attrapé une notoriété d’être "à tort", l’inspirateur du film hollywoodien sur le Génocide des Tutsi de 1994 au Rwanda. La famille du Prévenu Paul Rusesabagina dit ne pas être d’accord sur la personne de l’avocat Me Rugaza David commis à la défense et agréé par l’accusé, un homme de 66 ans. Elle a choisi, pour le remplacer, un conseil de 7 avocats dont un Rwandais, Me Gatera Gashabana et six occidentaux. Leurs CVs ont été communiqués à la justice rwandaise.

Au rythme où vont les choses, les débats dans l’affaire Paul Rusesabagina vs l’Etat Rwandais vont être particulièrement chauds.
La famille et la Fondation Rusesabagina ont donc choisi toute une équipe de sept avocats. Me Rugaza est remplacé, côté rwandais, par Me Gashabana Gatera qui a plaidé, il y a neuf ans, pour Mme Victoire Ingabire des FDU-INKINGI/Forces Démocratiques Unifiées-Le Pilier.

Sur la liste des défenseurs du politicien, il y a l’australienne Kate Gibson, les américains Jared Genser, Peter Robinson et Brian tronic, le Belge Vincent Lurquin et le Canadien Philippe Larochelle.

La plupart d’entre ces avocats ont plaidé pour les causes perdues des génocidaires jugés par le Tribunal International Pénal pour le Rwanda pour leurs graves responsabilités dans le génocide perpétré contre les Tutsi du rwanda de 1994.

La récusation de l’Avocat Rugaza par la famille Rusesabagina a surpris ce dernier. Il avoue ne pas avoir communiqué avec cette famille. Par conséquent, il ne comprend pas comment celle-ci pourrait l’accuser de tendanciosité en faveur de l’Etat rwandais dans ce procès qui ne s’ouvre pas encore.
"Pourtant Rusesabagina me veut pour sa défense", a-t-il confié à la presse décidé à continuer à se commettre à sa défense jusqu’à ce que celui-ci le déboute.

"L’Etat rwandais ne m’a pas commis à la défense de l’accusé. C’est bien lui qui m’a choisi sur la liste qui lui a été présentée. Son choix est tombé sur moi à cause de l’expertise qu’il a trouvée en moi", a ajouté Me Rugasa, 66 ans, enseignant d’université et avocat pénal à la Cour Suprême et à la Haute Cour, soulevant le fait qu’il s’est plié à un entretien appréciatif du prévenu qui a, ainsi, fondé sa décision de le commettre à sa défense.

"Je suis prêt à défendre Rusesabagina qui m’a choisi de son plein gré à cette tâche. La défense, quand bien même je suis tenu par le secret, je l’ai déjà commencée quand bien même sa famille qui fait ces déclarations ne m’a pas encore demandé où j’en suis. Et puis, il m’a choisi parce qu’il a vu en moi une personne libre et intègre", a dit Me Rugaza, dirigeant un buraeau-conseil Rugaza Law firm de Kigali.

Un analyste juriste Gatete Ruhumuriza a bien voulu donner son point de vue sur ce trala la la qui entoure l’affaire Rusesabagina et la récusation de son avocat.

Pour lui, sa famille a le droit de lui choisir un avocat "mais en dernier ressort c’est le prévenu qui le confirme".

Un autre juriste, Emmanuel Ntaganzwa, trouve que la famille Rusesabagina a le plein droit de lui choisir un avocat. "Rusesabagina, tant qu’il n’a pas encore jugé est aussi présumé innocent. Il peut entrer en contact avec sa famille et s’entendre avec elle sur le conseil qui doit le défendre. Et puis, comme sa famille est libre et non lui, elle peut lui proposer ce qu’il n’est pas capable de faire. Après tout c’est la famille qui va payer ces avocats", a-t-il dit trouvant que cette disposition se trouve dans le droit pénal rwandais et dans les conventions internationales en matière de procédure judiciaire.

La famille Rusesabagina veut introduire sa plainte à l’ONU sur la forme de son arrestation

A la bonne heure ! Cette justice multilinéaire et jamais uniforme !!! Pourquoi s’attarde-t-on au mode d’arrestation d’un présumé politicien qui a pris les armes contre son pays à travers son mouvement politico militaire MRCD-FLN/Mouvement Rwandais pour le Changement Démocratique-Force Nationale de Libération opérant depuis les hautes montagnes de l’Itombwe au Sud Kivu pour se faufiler à travers le Burundi et semer la mort à Nyabimata et à la lizière de Nyungwe en Province rwandaise du Sud ?

Ici, Rusesabagina veut se mesurer aux grands de ce monde qui doivent contourner la justice et ne pas répondre de leurs crimes. La justice internationale pense détenir tous les privilèges y compris celui de qualifier tel mouvement de terroriste ou non.

Et au cas où ledit mouvement est qualifié comme tel par cet Occident, seul lui, comme le Gouvernement américain, peut poursuivre de façon punitive le présumé criminel et l’achever sans autre forme de procès. N’est-ce pas ce qui s’est passé pour le général iranien Qassem Soleimani, Chef des Gardiens de la Révolution.

Pourtant le Rwanda n’est pas encore là. Si le gros de la Communauté internationale ne comprend pas qu’il est interdit de tuer d’innocents civils au nom d’intérêts politiques comme l’a fait ce monsieur, y-a-t-il une procédure normale d’arrestation d’un terroriste qui se cache derrière un discours révisionniste pour tuer, d’après lui, au nom de la démocratie.

M. Rusesabagina et les autres politiciens rwandais, les twagiramungu et consorts sont trompés par certains lobbies de la Communauté internationale, et ils sont légion en Belgique et ses environs, doivent comprendre qu’il n’est pas compliqué de faire de la politique pacifique donnant vers la démocratie au Rwanda.

Quand ils adoptent le langage des armes contre les civils innocents ou le régime, les lobbies qui les financent sont contents et satisfaits d’avoir atteints leur objectif de faire du petit pays une société qui ne devra jamais connaître un état de droit normal.


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