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La RDC sous la menace de la variole du singe : l’OMS sonne l’alarme

Redigé par Ange Carolle Kouassi
Le 27 novembre 2023 à 12:42

La République démocratique du Congo (RDC) est confrontée à une inquiétante épidémie de variole du singe, suscitant de vives préoccupations au sein de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Avec déjà 581 décès enregistrés parmi près de 13 000 cas, le pays fait face à un taux de mortalité alarmant, d’autant plus que l’OMS avait levé l’alerte sur cette maladie il y a quelques mois.

Cette flambée est attribuée par l’agence onusienne à des lacunes structurelles, tandis que les autorités sanitaires congolaises pointent du doigt des problèmes financiers, selon l’AFP.

Cette épidémie sévit dans 21 des 26 provinces congolaises, mais elle atteint des proportions préoccupantes ces dernières semaines dans les provinces de l’Équateur, de Sankuru, du Maï-Ndombe, ainsi que dans la capitale Kinshasa. L’OMS avance que la rapide propagation de la maladie découle principalement du manque d’infrastructures sanitaires. Toutefois, l’équipe de riposte met en avant les entraves financières.

Le gouvernement peine à allouer les 4 millions de dollars américains nécessaires pour mettre en œuvre un plan d’urgence dans ces quatre provinces où le virus se propage rapidement. Cris Kasita, responsable de la riposte, déclare : "Ce plan n’a jamais été mis en œuvre, et nous n’avons jamais réagi à Kinshasa. Tout ce que nous faisons, ce sont des collectes de données de routine. Mais la surveillance active et efficace pour lutter contre la variole du singe, honnêtement, n’a pas encore commencé. Nous approchons des festivités, et si nous ne prenons pas des mesures préventives, il sera difficile de contenir cette épidémie à Kinshasa."

Avec le nombre de cas annuels le plus élevé jamais enregistré, incluant de nouvelles contaminations dans des zones géographiques jusqu’alors épargnées telles que la capitale, Kinshasa, ainsi que les provinces de Lualaba et du Sud-Kivu, l’OMS estime que le risque de propagation aux pays voisins et à l’échelle mondiale est "élevé."

L’enquête a remonté jusqu’au mois de mars, mettant en cause un touriste belge ayant séjourné en RDC et ayant eu plusieurs partenaires sexuels. Ce mode de transmission est parfois mal compris en RDC, principalement en raison du manque de sensibilisation. Le virus peut également se propager d’homme à homme par contact avec des lésions cutanées ou à partir d’un animal infecté. Toutefois, les connaissances sur le virus restent limitées.

La RDC sous la menace de la variole du singe : l’OMS sonne l’alarme

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