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La RDC agresse le Rwanda et se victimise

Redigé par Tite Gatabazi
Le 11 avril 2023 à 01:49

La présence de Tshisekedi à la tête de la RDC défie la logique parce qu’elle présente des aspects contradictoires et incohérents.

C’est là davantage une nécessité qu’une coquetterie de revenir sur la légitimité de ses actes et sa démarche qui impactent la vie des millions des congolais et au-delà des frontières nationales.

Au nom de la RDC, Tshisekedi agresse le Rwanda et se victimise. Des éléments factuels et suffisamment documentés attestent du des actes d’agression du Rwanda par la RDC.

Le 3 mars 2023 aux environs de 17h30, les téléphones ont crépité. On annonçait que ça tirait à la barrière entre Goma et Rubavu.

Encore une fois, un militaire congolais avait franchi la frontière en tirant sur les militaires rwandais qui montaient la garde.

La réaction avait été cinglante. Le militaire congolais est tombé sur le sol rwandais.

Vendredi 17 juin 2022, son frère d’arme qui avait fait pareil à la petite barrière, blessant deux policiers Rwandais, avait succombé lui aussi suite à la riposte.

Les témoins de la scène avaient indiqué que l’homme en arme et uniforme des FARDC, était descendu d’une moto, ensuite dans la foulée avait ouvert le feu aveuglément en direction des positions des militaires rwandais, sur le sol rwandais.

Après la fusillade, les experts du mécanisme conjoint de vérification de la Conférence Internationale pour la Région des Grands Lacs < CIRGL > accompagnés des officiels congolais étaient venus récupérer le corps sans vie de l’agresseur congolais.

Le 17 novembre 2022, un militaire des FARDC avait franchi la frontière à la même petite barrière, tirant sur des policiers rwandais de garde. Il avait été abattu.

Encore une fois, agressé, le Rwanda avait saisi le mécanisme régional conjoint de vérification élargi pour une enquête.

Le 24 mai 2022, le haut commandement des FARDC avait validé, avec la bénédiction des plus hautes autorités de la RDC, l’attaque du Rwanda par des éléments des FDLR.

Sous la supervision des FARDC, les FDLR avaient lancé des roquettes sur le territoire du Rwanda.

A Kinigi et à trois reprises. Blessant des paisibles citoyens et détruisant des habitations de ces derniers.

Là aussi, le Rwanda avait utilisé les canaux diplomatiques pour signaler les provocations de la RDC.

Le 7 janvier 2023, vers 11h20, un avion de chasse de type Sukhoi 25K s’était posé brièvement à l’aéroport de Rubavu sans aucune riposte du Rwanda.

Après la récidive, le Rwanda avait pris des mesures défensives, sans mener de réponse militaire, à la suite d’un troisième acte de guerre d’un avion de combat de type Sukhoï Su 25K qui venait encore une fois de violer son espace aérien.

Pour mémoire, le mécanisme régional conjoint de vérification avait conclu au kidnapping de deux militaires rwandais que la RDC tentait maladroitement de présenter comme la preuve irréfutable du soutien du Rwanda au M23. Là aussi, c’était raté.

C’est à se demander en définitive ce que veut Tshisekedi.

Les réseaux sociaux annoncent que le colonel Moïse Byinshi Gakunzi aurait rejoint le M23 avec 26 éléments des FARDC.

L’état-major général a instruit le gouverneur militaire du Nord Kivu d’escorter les généraux Mayanga et Mugabo sur Kinshasa. Tous deux, des hutu de Masisi qui tenaient le front de Rubaya et Luchebere.

Ils ont refusé et coupé toute communication avec la hiérarchie militaire. Aux dernières nouvelles, ils seraient vers la ferme d’Osso dans le Masisi.

Le Général Mugabo est un ancien du M23 qui avait rejoint les FARDC et le Général Mayanga a plus de 70 ans.

Leur départ pour Kinshasa aurait été synonyme de la prison sans autre forme de procès. Ils sont accusés de légèreté vis-à-vis du M23 sans aucune considération de la cacophonie qui règne au sein des FARDC.

Laquelle armée brille de mille feux tout de même par sa désorganisation, son indiscipline et sa clochardisation.

Leur crime, être rwandophones et c’est suffisant.

Le Général Gahizi qui était au centre de formation de Kamina a prétexté des soins médicaux pour se mettre au vert en Afrique du Sud. Ils sont nombreux à être emprisonnés ou en fuite cherchant les voies et moyens de rejoindre le M23.

Le député national Mwangacucu, Président de la communauté tutsi du Nord Kivu est en prison à Makala, en violation de son immunité parlementaire. Il est âgé et malade, ce qui aggrave son cas.

Cette chasse à l’homme qui atteint des proportions inquiétantes est un caillou dans la chaussure de Tshisekedi qui crie sur tous les toits que son pays est victime d’une agression " lâche et barbare > de la part de son puissant voisin le Rwanda.

Tshisekedi peut l’affirmer de façon péremptoire. Il le certifie au point d’en faire un credo. Un peu trop narcissique et nombriliste lui qui en connait un rayon.

Mais il déçoit, frustre et révolte le Fatshi béton désactivé, comme on le nomme maintenant sur les réseaux sociaux.

C’est à se demander si dans ce pays vaste comme un sous-continent, on était allé aussi loin dans l’ignoble et le sordide.

Peut-être pas.

Tshisekedi devrait faire attention, mais est ce qu’il en a les capacités ? Ses péroraisons sont morbides.

Tshisekedi se victimise pour manipuler l’opinion congolaise. Il feint et exagère pour émouvoir et tromper mais il n’y arrive pas. La ficelle est trop grosse.

Se faire passer pour le martyr de la crise à l’Est de la RDC est une triste façade.

Depuis le temps qu’on le lui explique, Tshisekedi refuse d’aborder le problème des FDLR sous le prisme de l’idéologie génocidaire, qui permettrait de se tourner vers un avenir libéré de ses structures. Sa banalisation est une fuite en avant.

Mais il cherche la confrontation avec le Rwanda, pose des actes de provocation et d’agression et se pose en victime.

S’apitoyer sur son sort et courir les conférences internationales est un blocage qui recèle un certain de fatalisme. Cette posture ne débouchera pas sur grand-chose.

Qui crée et entretient plus de 130 groupes armés sur place et pourquoi ?

En dépit des initiatives diplomatiques tous azimuts, le processus de Nairobi, la feuille de route de Luanda, les sommets des Chefs d’Etats de Bujumbura, Addis Abeba et ailleurs, Tshisekedi peine à analyser les causes structurelles des conflits à l’Est de la RDC.

Et continue d’agresser le Rwanda.

La RDC agresse le Rwanda et se victimise

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